Dactylorhiza sambucina
Par Philippe le vendredi 30 juillet 2010, 14:00 - Photos - Lien permanent
Voici la pleine chaleur de ce mois d'août . Allons vers la fraicheur avec cette
Playmate qui est semi-montagnarde . Vous pourrez la trouver dans la moitié
sud-est de la France . C’est Dactylorhiza sambucina
Je suis une montagnarde , car bien qu’on ai pu me trouver autrefois jusque dans
le bassin parisien , je suis maintenant confinée aux collines et montagnes au
sud-est d’une ligne Bayonne Strasbourg . Je suis assez indifférente à
l’exposition pourvu que le soleil puisse m’atteindre quand je suis en fleurs .
Pour ce qui est du sol , je suis un des rares Dactylorhiza qui pousse
préférentiellement en station sèche . J’adore m’épanouir dans les colonies
denses de fougère aigle , en sol légèrement acide . Comme je suis plutôt
précoce , je m’épanouis avant l’apparition des crosses . Quand je suis encore
jeune , mes feuilles épaisses , presque ovales , vert pâle aux nervures plus
foncées , non maculées , pliées , forment une sorte de cornet qui enveloppe et
soutient mon épi floral . Je parais alors plutôt trapue et engoncée dans mon
habit vert trop serré pour moi .

Une fois adulte , on constate que je ne pousse pas bien haut . Mes bractées dépassent nettement les fleurs en bouton et les recouvrent pour les protéger du froid . On repère immédiatement mon énorme éperon conique courbé vers le bas , plus ou moins parallèle à l’ovaire .

Justement , voyez son gros diamètre qui permet la visite des reines de bourdon encore inexpérimentées et qui pensent y trouver du nectar . Mais elles vont apprendre que je n’ai rien à leur offrir et elles m’abandonnent alors pour des espèces nectarifères . On peut voir ici le rostellum très avancé sur le passage du pollinisateur , qui emportera donc les pollinies à tous les coups .

Ici , on distingue bien mon labelle cordiforme , le casque lâche formé et les deux sépales latéraux bien étalés latéralement . Le labelle jaune est ponctué de rouge vers l’orifice de l’éperon .

J’existe en deux couleurs fréquentes , et on trouve ces deux formes dans les mêmes stations . Mais alors les fleurs rouges sont un peu plus précoces que les jaunes .



Une fois adulte , on constate que je ne pousse pas bien haut . Mes bractées dépassent nettement les fleurs en bouton et les recouvrent pour les protéger du froid . On repère immédiatement mon énorme éperon conique courbé vers le bas , plus ou moins parallèle à l’ovaire .

Justement , voyez son gros diamètre qui permet la visite des reines de bourdon encore inexpérimentées et qui pensent y trouver du nectar . Mais elles vont apprendre que je n’ai rien à leur offrir et elles m’abandonnent alors pour des espèces nectarifères . On peut voir ici le rostellum très avancé sur le passage du pollinisateur , qui emportera donc les pollinies à tous les coups .

Ici , on distingue bien mon labelle cordiforme , le casque lâche formé et les deux sépales latéraux bien étalés latéralement . Le labelle jaune est ponctué de rouge vers l’orifice de l’éperon .

J’existe en deux couleurs fréquentes , et on trouve ces deux formes dans les mêmes stations . Mais alors les fleurs rouges sont un peu plus précoces que les jaunes .




