Je sui une méditerranéenne qui aime la chaleur des pelouses sèches bien exposées . Quand je suis dans une station , on me remarque aisément car je forme alors souvent des colonies lâches . Mon labelle à cœur bien blanc se distingue aussi du reste de la fleur .
Orchis champagneuxii
Vue de loin , je donne l’impression d’être un peu malingre , sous-nourrie , ou alors un peu anorexique . Mais il faut dire que les milieux que je fréquente sont plutôt pauvres . Alors mon épi floral ne comporte qu’une douzaine de fleurons , fleurs petites pour un orchis . Ma frêle tige verte se lave de violet à la base de l’épi . A sa base , quelques petites feuilles non tachetées souvent sèche quand je suis en fleur . Il reste alors une ou deux feuilles engainantes sur la tige , et une bractéiforme vers le haut de la tige .
Orchis champagneuxii
Vu de plus près , on voit sans problème mes bractées membraneuses très serrées sur l’ovaire qu’elles ne recouvre que partiellement . L’éperon est plus long que le labelle , cylindrique , droit ou légèrement arqué , orienté souvent vers le haut . Mon labelle trilobé est replié comme un livre , mais une fois déplié , on constate qu’il est bien plus large que long . Son centre est bien blanc , parfois ponctué de taches qui sont alors minuscules .
Orchis champagneuxii
Il n’est pas fréquent de voir mon labelle aussi étalé . On constate alors que la découpe en trois lobes n’est pas très profonde . Admirez mon casque rayé de vert violacé qui rappelle que j’appartient au groupe de l’Orchis morio . D’ailleurs d’aucuns me considèrent comme une sous espèce de l’Orchis morio ! Sous-espèce toi-même !
Orchis champagneuxii
Bon , laissons de côté les querelles de botanistes sur espèces et sous-espèces , pour simplement me regarder , en toute simplicité .
Orchis champagneuxii