Selon P. Delforge , mon nom provient du dieu égyptien Sérapis , maître de la fertilité , à qui un culte orgiaque était rendu . Alors vous voyez , l’hiver sera hot avec les Serapias réputés aphrodisiaques.
OK , je ne suis pas une fleur très impressionnante avec mes 25/30 cm de haut et mes petites fleurs . Mais voilà , au lieu de faire un bulbe par an comme mes copines qui sont très dispersées dans la nature , je fais chaque année 3 ou 4 nouveaux rejetons . Alors j’ai vite de coloniser tout un coin , donnant un parterre de fleurs plutôt élégant .
Serapias lingua
Mes 6/7 feuilles dressées et arquées sont localisées en bas de la tige . L’épi est lâche , les fleurs partent horizontalement , et le labelle est pendant , l’extrémité visible (épichile) parfois carrément rabattu sous la partie cachée (hypochile) . Les 5 autres pièces florales forment un casque gris pâle teinté de rose .
Serapias lingua
Ici , on distingue les lobes latéraux du labelle en forme de langue , et une courte pilosité sur le labelle .
Serapias lingua
Pour me distinguer de mes cousines , il faut regarder la forme du labelle , la pilosité , la longueur des bractées et surtout l’allure des callosités à la base du labelle . Mais attention , les Serapias sont protégés , vous ne pouvez pas me cueillir pour m’ausculter . Il vous faut donc vous rouler par terre , et une fois encore , vous allez passer pour un zozo vis à vis des automobilistes qui passent sans rien voir ! Pour moi le cal forme une sorte de pastille noir violacé luisante (dite en grain de café) portant deux crêtes qui convergent vers l’extérieur de la fleur . On distingue aussi les pétales et sépales latéraux triangulaires et étroits qui disparaissent sous le sépale dorsal quand on a fini de me tripoter !
Serapias lingua
Cette vue permet de bien voir la forme du labelle et la couleur très sombre des lobes latéraux .
Serapias lingua
Allez , une petite dernière pour voir que la bractée est plus courte que le casque .
Serapias lingua