Section de Joinville : reunion du 11 decembre 2009
Par Philippe le mardi 29 décembre 2009, 11:43 - Réunions - Lien permanent
Nous vous présentons ici le compte rendu de la réunion du 11 Décembre 2009 pour
la section de Joinville . Vous y trouverez notamment le résumé d’un exposé sur
les Paphiopedilum .
Présents : 23 - Excusés : 3
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Accueil :
Nous accueillons pour la première fois Monique et François HUET de Wassy, et leur souhaitons la bienvenue. Bienvenue également à Patrice et Nicole qui nous font le plaisir de venir depuis Vitry. -
En vrac :
- Les journées rempotage au Comptoir du jardinier ont eu un grand succès. Merci en particulier à Bernard, Nicole, Jacqueline et André pour leur présence et leur travail le dimanche. L’accueil a été comme d’habitude excellent et les plantes présentées variées et de belle qualité.
- Le 14 novembre 2009 a eu lieu le conseil d’administration. Pour la première fois tous les membres étaient présents. Malheureusement, cinq jours plus tard, Jean Witzer nous quittait. Nous renouvelons toutes nos condoléances à sa famille.
- Manifestations pour 2010 :
Fête des plantes à Joinville du 30 avril au 2 mai
Fête des plantes à Bergères le 13 mai
Exposition à la Chapelle Saint Luc du 12 au 14 novembre - Rempotages pour 2010 :
Jardiland Châlons les 2 et 3 octobre (et peut être en mars ?)
Vive le Jardin Saint Dizier les 16 et 17 octobre
Comptoir du Jardinier à Villiers le Sec les 20 et 21 novembre (et peut-être en avril ?) - Bibliothèque :
Pour éviter les contestations, il est décidé que la personne qui emprunte un livre devra signer lors de la prise et de la restitution du livre. - Voyages :
2010 : les 30 avril, 1er (et éventuellement 2 mai) en Suisse pour y voir en particulier une exposition avec 18 producteurs à Yverdon, au Sud du lac de Neufchâtel. Le choix de la durée et de l’hébergement n’est pas encore déterminé.
2011 : Italie, région des Abbruzes (sous réserves)
2012 : Floriad en Hollande (sous réserves) - Autres manifestations 2010 :
Florissimo à Dijon : du 11 au 21 mars
Vaucelles du 11 au 15 mars
Aulnay sous Bois : du 25 au 28 mars
Amneville : du 9 au 11 avril
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Plantes apportées:
- Colette :
Paphiopedilum hybride jaune - Danielle :
Paphiopedilum hybride, violet et bordeaux - Marie Noëlle :
Cattleya hybride bicolore (cultivé à l’extérieur dans les arbres en été) - Aline :
Paphiopedilum Pinocchio, (10 fleurs sur la première hampe),
Odontoglossum (5 fleurs sur la 2è hampe),
Beallara hybride - Maryse :
Paphiopedilum hybride genre Pinocchio ,
Paphiopedilum hybride genre primulinum,
Paphiopedilum hybride pavillon rose rayé.
- Colette :
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Le Sujet du jour : Le Paphiopedilum
Sujet présenté par Danielle Ecuvillon- Présentation :
En 1753, Carl von Linné avait classé tous les ''sabots de vénus'' dans le genre Cypripedium. Le genre paphiopedilum a été découvert en 1819 et a été établi par Ernst Pfitzer en 1886.
Le nom vient de « paphia », dérivé de « Paphos » qui est une ville de l’île de Chypre où la déesse Aphrodite, déesse de l’amour, appelée Vénus y avait un temple, et du grec « pedilon » qui signifie pantoufle ou sabot ( d’où le nom de « sabot de vénus ») .
La taxinomie (qui est la science ayant pour objet de décrire les organismes vivants et de les regrouper en entités appelées « taxons » afin de pouvoir les identifier puis les nommer, et enfin les classer. ...) du genre paphiopedilum est complexe et souvent débattue. Les paphiopedilum font partie de la tribu des Cypripedieae qui comprend 4 genres : les Phragmipedium (Amérique Sud tropicale), les Selenipedium (Afrique tropicale), les Paphiopedilum (Asie tropicale), et les Cypripedium (espèces rustiques originaires des régions tempérées comme le Cypripedium calceolus bien connu dans notre région)
Le genre Paphiopedilum comprend de 60 à 80 espèces botaniques.
Ce sont des plantes originaires principalement d’Asie tropicale : Depuis le centre de l’Inde jusqu’aux Iles Salomon et depuis le sud de la Chine et l’Himalaya jusqu’en Nouvelle Guinée. Leur aire de répartition couvre une large part de l’Asie du Sud, ainsi que de l’Océanie, en zone équatoriale, tropicale et subtropicale. Elles sont propres aux forêts pluviales de plaines et de montagnes depuis le niveau de la mer jusqu’à 2 500 m d’altitude(ce qui explique qu’il y ait des paphiopedilum de serre froide et de serre chaude). Dans certaines zones montagneuses et notamment dans l'Himalaya elles poussent aussi dans les prairies humides à la lisière des forêts.
Orchidées sympodiales, les Paphiopedilum sont des orchidées terrestres, ou lithophytes, rarement épiphytes (Paphiopedilum lowii). Plus généralement ces plantes poussent souvent aux abords des cours d’eau forestiers, profitant ainsi de plus de lumière et d’humidité. Elles font courir leurs racines entre les anfractuosités des rochers et la mousse pour puiser les sels minéraux de l’humus forestier. - Quelques Paphiopedilum botaniques :
Paphiopedilum charlesworthii (Inde, Thaïlande, Chine) Paphiopedilum delenatii (Vietnam) Paphiopedilum glaucophyllum (Est de l’île de Java, à des altitudes variant de 200 à 700 mètres, sur roches calcaires, assez exposées, dans une région soumise à de très fortes pluies toute l’année) Paphiopedilum insigne (NE de L’Inde, Ouest du Népal, à des altitudes variant de 1000 à 1500 mètres, sur roches calcaires, dans une végétation basse, toujours humide) Paphiopedilum primulinum (Nord-Est du Vietnam sur collines calcaires à une altitude variant de 700 à 1000 mètres) Paphiopedilum malipoense ( SE de la Chine, province du Yunnan, région de Malipo, à une altitude comprise entre 600 et 1300 mètres, sur des rochers calcaires, là où se sont accumulées des feuilles en décomposition) - Quelques Paphiopedilum hybrides :
Plusieurs milliers d'hybrides ont été réalisés pour ce genre dès le XVIII ème siècle. La plupart ont faussement été enregistrés sous le nom de Cypripedium, puisqu'il a été très employé comme synonyme de Paphiopedilum. Voici deux exemples d’hybrides :
Paphiopedilum Deperle (parents : P. primulinum purpurascens et P. delenatii)
Paphiopedilum Pinocchio (P. glaucophyllum XP. primulinum) - La floraison :
D'une courte tige, partent des feuilles rigides, coriaces, disposées sur le même plan, de taille et de forme très variable, de couleur verte unie (serre froide), ou tesselées gris verdâtre (serre chaude).
La hampe florale, duveteuse, qui prend naissance au cœur des feuilles, a une hauteur qui, selon les espèces, varie de quelques centimètres à 50 cm. Elle ne porte en général qu'une seule fleur, à l’exception de quelques espèces: P. glaucophyllum, P. stonei, P. rothschildianum qui peuvent en avoir jusqu'à six.
La taille des fleurs varie de 5 cm à plus de 20 cm de diamètre entre l'extrémité des pétales. On trouve comme couleurs : le vert, le brun, le rose, le rouge, le pourpre, le blanc. Ces couleurs se mélangeant de plusieurs manières : dégradées, stries, rayures, pointillés, taches, etc.
Le sépale dorsal proéminent est nommé pavillon, les sépales dorsaux, soudés, se trouvent derrière le labelle. Sa forme de bourse constitue un piège pour les insectes pollinisateurs. Les pollinies se collent sur leur dos, et lorsqu’ils pénètrent dans le labelle d’un autre Paphiopedilum, ils les déposent sur le stigmate et fécondent la fleur.
La floraison des Paphiopedilum botaniques a lieu, depuis le milieu de l'automne, jusqu'au printemps, mais beaucoup d'hybrides modernes, fleurissent deux à trois fois par an. Les fleurs durent longtemps, de un à trois mois. - Conditions de culture :
- Température :
Les paphiopedilum, ont été divisés en deux groupes, selon que leurs feuilles sont vert uni ou tesselées. Les plantes du premier groupe (vert uni) sont originaires de régions plus élevées et plus froides que celles du second (tesselées), qui proviennent de zones de basse altitude au climat plus chaud.
Les paphiopedilum au feuillage tesselé ont besoin d'une température de 22-25° le jour et 15-18° la nuit. Par contre les espèces au feuillage uni nécessitent des températures plus fraîches: 18-22° le jour et 10-13° la nuit. Plus généralement il ne faut pas que la température dépasse les 27-30°. - Rempotage :
Tous les ans ou tous les deux ans, au printemps, dès que la nouvelle pousse apparaît. Le rempotage se fait de préférence après la floraison; si on en profite pour diviser, il faut conserver deux anciennes pousses plus une nouvelle pour chaque plante.
Pour le rempotage, choisir un pot relativement petit, et le remplir jusqu'à un centimètre au dessus de la base du rhizome. Trop enfoncées les racines peuvent pourrir, pas assez, elles se développent mal. - Substrat :
Ces orchidées étant terrestre, leur substrat doit être un peu différent de celui de autres orchidées. Il doit être poreux sans sécher trop vite. On peut par exemple utiliser un mélange d’écorces moyennes (1/2), de tourbe(1/4) et de perlite (1/4) auquel on peut ajouter un peu de charbon de bois non traité. - Arrosage :
Arroser avec de l’eau du robinet si cette dernière est calcaire. Sinon arroser la plante une fois tous les 2 mois avec une préparation contenant de la poudre de marbre ou de dolomie (une pointe de couteau par litre). Le substrat ne doit jamais sécher. Il doit toujours rester légèrement humide, mais il faut faire très attention aux risques de pourriture liés à l’humidité, c’est pourquoi une bonne ventilation est nécessaire. - Fertilisation :
Pendant la période de croissance il faut fertiliser une fois tous les deux arrosages, en hiver (la période de repos est faiblement marquée pour ce genre) on peut fertiliser une fois tous les quatre arrosages seulement. Attention aux excès d’engrais, les racines sont fragiles - Luminosité :
Cette plante nécessite assez peu de lumière (6000 à 7000 lux), et ne supporte pas une lumière vive, une exposition nord, Est ou ouest convient bien. On peut les sortir au jardin en été en les plaçant à l’ombre.
Attention : Si la lumière est trop forte, le feuillage des Paphiopedilum de serre froide (feuilles unies) devient jaune pâle, celui des Paphiopedilum de serre chaude (feuilles tesselées) devient vert clair . - Maladies :
Les Paphiopedilum sont souvent attaqués par des bactéries, qui font noircir les feuilles et le collet. Pour y remédier, on peut verser de la poudre de cannelle sur la zone infectée. Laisser bien sécher avant de reprendre les arrosages.
- Température :
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Prochaine réunion :
le 8 janvier 2010 à 19h30 -
Pour terminer la soirée :
Martine, accompagnée de son cher Claude, a prévu une collation et nous a préparé d’excellents petits gâteaux pour fêter sa retraite. Nous les remercions pour leur gentillesse.
- Présentation :

