Je suis une habituée des milieux humides , voir détrempés. Je ne supporte pas le moindre petit arbrisseaux qui me ferait ombrage . Je m’épanouie fin mai début juin . Mes feuilles embrassantes , non tachées , au nombre de 4 à 6 , se répartissent sur l’ensemble de la tige qui atteint fréquemment 50 cm, la plus haute étant nettement bractéiforme . On voit aussi que l’épi floral pas très dense couvre environ le tiers de la tige , avec des fleurs assez nombreuses et plutôt grandes .
Orchis palustris
Mon labelle ovale est légèrement trilobé , les échancrures peu profondes , de teinte rose violacé , sauf le centre blanc taché de pourpre .L’éperon cylindrique qui le prolonge est approximativement de la taille de l’ovaire , à extrémité arrondie (parfois bifide) et légèrement ascendant .
Orchis palustris
Les pétales et sépales de même taille sont rabattus vers l’avant au dessus du gynostème qu’ils protègent . Le labelle presque plan (ou légèrement plié dans le sens de la longueur) , et il n’y a pas de « genou ». On distingue bien les bractées (même floues) foliacées vertes lavées de rouge à la base.
Orchis palustris
Regardez comme mon labelle est fin !
Orchis palustris
Voyez comme les petits épis sont bien équilibrés ! On dirait que j’atteins presque la perfection ! Enfin , comme personne n’est parfait , mes voisines du marais se moquent de moi car si vous regardez de près , vous voyez que mes fleurs sont implantées de biais sur la tige . C’est facile de se moquer de quelqu’un qui a juste besoin d’un peu d’orthodontie.
Orchis palustris
Et puis mon grand labelle attire les mouches qui viennent s’y poser quand le soleil est au zénith . Mais au moins , même avec mes fleurs de travers , j’ai de la visite , moi !
Orchis palustris