Le genre a été décrit pour la première fois en 1799 par le botaniste suédois Olaf SWARTZ qui le nomma à partir du mot grec kymbes qui signifie «en forme de bateau» ou par le mot grec kumbé qui signifie «vase», allusion à la forme creuse et évasée du labelle.
Le genre a fait l’objet de plusieurs révisions par David du Puy et Phillip Cribb en 1988 qui ont divisé le genre en 3 sous genres :
  • Cymbidium (42 espèces)
  • Cyperorchis (31 espèces)
  • Jensoa (39 espèces)

Soit au total, 112 espèces
Répartis du Sud Est de l’Asie au Japon, en passant par l’Indonésie et le nord de l’Australie, les Cymbidium poussent sous des climats très diversifiés, à une altitude variant de 0 à 3000m, ce qui explique qu’il existe 3 groupes de Cymbidium : ceux de serre chaude, ceux de serre tempérée et ceux de serre froide .
  1. Les Cymbidium de serre chaude et humide


    En général épiphytes, ils poussent à une faible altitude dans des pays comme l’Inde, la Chine, l’Indonésie, l’Australie.
    La température doit être inférieure à 30° en été, et ne pas descendre en dessous de 18° en hiver.
    La lumière doit être intense : 40 000 à 70 000 lux.
    Il est possible de les sortir en été si la température ne descend pas en dessous de 18°.
    Les arrosages doivent être réguliers (le substrat doit rester humide en période de végétation et de floraison.
    Quelques espèces de ce groupe :
    • Cymbidium dayanum
    • Cymbidium aloifolium
    • Cymbidium atropurpureum
    • Cymbidium bicolor
    • Cymbidium borneense

    Deux espèces vivent en Australie : Cymbidium canaliculatum et Cymbidium suave. Ils demandent une faible hygrométrie et une lumière très vive. Une période de repos, avec seulement quelques arrosages, est nécessaire.
  2. Les Cymbidium de serre tempérée


    Généralement terrestres, ils vivent dans des forêts denses ou claires, dans des régions humides près de la mer, entre 2000 et 3000m. On les trouve au Japon, dans le sud et le nord de la Chine, régions où les saisons pluvieuses et sèches sont bien marquées.
    Température minimale en hiver : 10°.
    Il est possible de les sortir du printemps à l’automne à condition de les installer dans un endroit légèrement ombragé.
    L’hygrométrie doit être de 60% mais peut être inférieure à 50% en hiver.
    Quelques espèces de ce groupe :
    • Cymbidium devonianum (peut être mis dehors en juillet/août, pas plus)
    • Cymbidium cyperifolium
    • Cymbidium faberi
    • Cymbidium macrorhizon
  3. Les Cymbidium de serre froide


    Epiphytes ou lithophytes, ils vivent entre 1800 et 2800 à 3000m d’altitude, en Inde, au Népal et dans l’Himalaya. Le climat est chaud et humide en été, froid et sec en hiver.
    On les trouve sur les grosses branches des arbres avec les fougères et les mousses et dans les fourches des arbres, dans un épais humus
    Ces Cymbidium peuvent être cultivés dans les jardins en région bordelaise et méditerranéenne. Ils peuvent supporter une brève chute de 0° à -3°, si le compost est sec. Ils peuvent également être cultivés en serre froide dans une véranda ou sur un balcon abrité.
    Température en hiver : 18 à 22° le jour, 6 à 12° la nuit.
    En été 19 à 27° le jour, 13 à 15° la nuit.
    La floraison est induite l’été et intervient de l’hiver au printemps.
    Une lumière intense est nécessaire : de 30 000 à 60 000 lux
    Hygrométrie : 60% l’été, 40 à 50% l’hiver.
    Quelques espèces de ce groupe
    • Cymbidium cochlearum
    • Cymbidium elegans
    • Cymbidium parishii
    • Cymbidium tracyanum
    • Cymbidium wilsonii

    Quelques unes demandent plus de chaleur, mais pas moins de 8° à 10°, comme Cymbidium eburneum et Cymbidium tigrinum par exemple.

Rempotage tous les 3 ans, au printemps, après la floraison si besoin avec un compost composé d’écorces de pin pour moitié, et de billes d’argile, polystyrène et terreau de feuilles pour l’autre moitié.
Attendre 10 à 15 jours avant de reprendre les arrosages.
Les Cymbidium sont gourmands en calcaire (on peut rajouter de la dolomie à raison de 3g par litre si l’eau n’est pas suffisamment calcaire), donc il faut les arroser à l’eau du robinet.
Arroser copieusement au printemps, en été et au début de l’automne.
Réduire les arrosages à la fin de l’automne.
Utiliser un engrais horticole de formule NPK 15-15-15 tous les 15 jours en période de croissance.
Arrêter l’engrais quand on les rentre et tuteurer les hampes.
La multiplication se fait par division (conserver au moins 3 pseudobulbes feuillus par plante)

Les Cymbidium sont cultivés depuis des siècles dans l’est Asiatique. A la fin de la dynastie Yuan en Chine (1279 à 1368), ils étaient les sujets favoris des peintres. Les fleurs de Cymbidium finlaysonianum servaient de talisman pour protéger les villages et les racines étaient utilisées pour soigner les éléphants.