Présents : 21 . Excusés : 5 (M. Andrieux, Françoise, Gisèle, Michel et Cathie.)
  1. Ouverture :
    Notre réunion mensuelle débute par la vente des produits de l'association. Patrice, notre chef d'orchestre habituel, nous convie ensuite à présenter les plantes qui ont été apportées.
  2. Plantes présentées :
    Lors du tour de table, chacun présente alors ses trésors :
    • Agnès :
      • Zygopetalum
      • Burrageara Stefan Isler
      • Paphiopedilum golden Acres x Helladero
    • Brigitte :
      • Zygopetalum
      • Epidendrum
      • 2 Paphiopedilum
    • Catherine:
      • Phalaenopsis cornu cervi qui se développe tout en hauteur et en racines et porteur de plusieurs keikis
    • Claudine et André :
      • Phalaenopsis 1 blanc avec 2 hampes couvertes de fleurs et 1 jaune
      • Paphiopedilum resté deux ans sans fleur.
      • Epidendrum à dominante jaune
    • Clotilde :
      • Dendrobium nobile
      • Dendrobium Polar Fire
    • Cyril :
      • Phalaenopsis cultivé en hydroponie passive
      • Plusieurs Bulbophyllum (sikkimense, biflorum, elassonotum, echinolabium)
      • Cirrhopetalum tingabarinum
      • Drymoda siamensis
    • Cyrille :
      • Vanda Sansai blue
      • Oncidium longipes , tout mini, cultivé sur plaque
      • Dendrobium Stardust orange sur plaque également
      • Epidendrum rose
      • Masdevallia orange
      • Phalaenopsis mannii
      • Laeliocattleya Chit Chat
      • Potée de Pleione formosa
    • Ghyslaine :
      • Phalaenopsis mannii x sonnentau
      • Zygopetalum
      • Phalaenopsis pélorique
    • Magalie :
      • Phalaenopsis avec 2 hampes, sorti de sphaigne et rempoté récemment, pas trop en forme
    • Patrice :
      • Phalaenopsis Mini Mark
      • Phalaenopsis cornu cervi
      • Cattleya hybride
    • Pierrette :
      • Dendrobium nobile
      • Paphiopedilum avec 2 hampes de 3 fleurs chacune
    • Renée :
      • 2 Phalaenopsis identiques dans un même pot (totalisant 5 hampes fleuries)
  3. Vie de l'association :
    • Les journées rempotage des 4 et 5 avril au Comptoir du Jardinier à Villiers le Sec ont été très agréables aux dires des participants, plutôt nombreux, de notre section.
    • La fête des plantes au château de Joinville se déroulera les 1, 2 et 3 Mai 2009 de 10h à 18h00. L'entrée sera gratuite sur présentation de la carte de membre.
    • Le 21 mai aura lieu la Journée des Plantes de Bergères, dans l'Aube (après le parc d'attraction de Nigloland). A ne pas manquer !
    • Une ballade à la découverte des orchidées de nos régions est prévue au départ de Brienne le Château le dimanche 17 mai. C'est un joli moment à passer entre nous, pour apprendre à nous connaître et découvrir des plantes dans leur environnement naturel. N'hésitez pas à venir nombreux et apportez votre casse-croûte !
  4. L’exposé du jour : aujourd'hui, Cyril nous parle des Bulbophyllum
    Plutôt que faire une « Fiche de culture » sur les Bulbophyllum, je préfère développer un sujet sur ma façon de les cultiver.
    Pour cela je précise de suite mes conditions de culture:
    • Terrarium 1.20m x 0.6m x 1.20m, avec 1 étage à 0.6m avec toit vitrifié.
    • Ventilation permanente par un tube PVC percé qui passe dans un bac humidificateur.
    • 2 ampoules horticoles, 1 x 200W Envirolite juste au dessus du terra, et 1 x 250W MH (lampe haute pression spectre blanc) sur le devant du terra.
    • Un brumisateur et un bac d'évaporation avec câble chauffant, pour augmenter l'hygrométrie.
    • Généralités :
      On trouve des Bulbophyllum dans pratiquement toutes les régions du monde, ils font partie de la sous-tribu des Bulbophyllinae, et avec les Dendrobiinae, ils forment la tribu des Dendrobieae. Ce qui fait de cette tribu une des plus grosses de la famille des Orchidaceae.
      Les Bulbophyllinae comptent, suivant les sources, entre 2500 et 3000 espèces, taxons et variétés, et sont en perpétuelle évolution, tant au niveau de l'organisation des genres, qu'au niveau du nombre des espèces. On retrouve dans la sous-tribu des genres peu courants, ou plus utilisés, tel que Mastigion, Diphyes, Drymoda, Phyllorkis, Trias, Ephippium, etc. Et deux genres souvent utilisés, et dont les espèces passent souvent de l'un à l'autre, Bulbophyllum et Cirrhopetalum. Après recherches sur le net et dans des livres je ne sais toujours pas où se situe la différence entre les deux. Certaines personnes parlent des Cirrhopetalum comme ayant des fleurs s'ouvrant en « ombrelle » avec plusieurs fleurs, mais je me suis rendu compte qu'au fur et à mesure des années on avait croisé certaines espèces dans les deux genres, voire d'autres en supplément. C'est le cas de putidum, qu'on trouve fréquemment sous les noms de Bulbophyllum putidum, Cirrhopetalum putidum, Mastigion putidum, mais aussi sous le nom de Bulbophyllum fascinator, etc. On peut citer également ornatissum passé par le genre Phyllorkis et Mastigion, barbigera, biflora, et bon nombre, qui aujourd'hui se trouvent bien souvent chez les vendeurs sous l'étiquette « Bulbophyllum ».
      Pour finir, tous les genres que j'ai pu trouver, sont épiphytes, sympodial, poussant par alternance de pseudobulbes et d'internoeuds, en rhyzome plus ou moins compact. Ils peuvent devenir très rapidement envahissants, même pour des espèces dites miniatures.
    • Culture:
      Si il y a bien une plante dont on peut dire qu'elle pousse facilement c'est bien le Bulbophyllum, du moment qu'on respecte certaines règles.
      Principalement, l'arrosage doit être abondant en période de végétation. Chez moi d'ailleurs, l'arrosage est pratiquement constant toute l'année, je n'ai pas remarqué de ralentissement de pousse sur les espèces que je possède, néanmoins j'ai encore certains Bulbo qui n'ont pas fleuri, soit à cause de leur jeune âge, soit suite à des divisions. Même en terrarium, ils peuvent avoir jusqu'à deux arrosages par semaine, voire tous les deux jours pour ceux montés sur plaques de liège.
      Je cultive tous mes Bulbo à température et conditions identiques, température chaude en été, jusqu'à 30-35 °C le jour, et tempérée en hiver, 20-25 °C le jour. La nuit je ne descends pas sous les 17-18 °C.
      L'hygrométrie est un point important également, il sera possible de cultiver certaines espèces en hygro d'intérieur, dans les 50%, mais ils préféreront bien souvent une hygro comprise entre 70 et 90%, avec une bonne aération. Meilleure sera l'humidité ambiante, plus la pousse sera belle et abondante, et éventuellement la floraison.
      Bien qu'on lise souvent que les Bulbo sont des plantes de situation ombragée, on peut les placer en situation lumineuse pour la plupart, voire très lumineuse. Comme les Phalaenopsis, il ne faut pas oublier que lorsqu'on parle de situation ombragée : ombragée mais dans des forêts vastes, souvent tropicales, et même parfois sur des arbres aux feuilles caduques. Un truc pour faire des essais niveau lumière lorsque vous achetez un nouveau Bulbo, en plus d'aller voir de quel pays il est issu et des endroits où il pousse, c'est l'épaisseur de ses feuilles. Bien souvent ceux à feuilles épaisses aimeront, ou supporteront, une situation plus lumineuse (merci Marie). La couleur peut donner une indication aussi, par exemple j'ai un sikkimense couleur bordeaux que je n'ai pas hésité à placer en situation plus lumineuse.
      Et enfin, si vous vous demandez pourquoi j'ai gardé le problème du substrat et du support pour la fin, c'est que cela n'a pratiquement aucune incidence sur les Bulbo. J'ai amené plusieurs plantes que je possède pour bien démontrer cela, ils peuvent pousser sur plaque de liège, comme en pot (terre ou plastique), en soucoupe avec des billes d'argile et de la sphaigne dessus. Pour les pots idéalement on préfèrera les pots bas et larges, voire pots à Bonzaï, du fait de la pousse anarchique des Bulbo. Le mieux étant de commencer à le faire pousser d'une façon et de rectifier l'année suivante en fonction de sa pousse (compacte ou étendue). Le substrat non plus n'est pas très important, écorces de pin grossières, billes d'argile, polystyrène, mousse, sphaigne, laine de roche, pouzzolane, je les cultive dans presque tous les mélanges, du moment que c'est aéré et que ça maintient l'humidité. Privilégier des mélanges à base de sphaigne ou laine de roche pour les personnes qui feraient pousser avec une hydro assez faible.
      Niveau engrais, en hiver ralentissez, même arrêtez complètement si le niveau de lumière est faible, sinon une fois tous les 15 jours, voire une fois par semaine tout le restant de l'année semble bien convenir. Et comme toutes les plantes qui s'engraissent presque tout le temps, je diminue les doses, en moyenne 60 à 80 ppm de N, voir moins l'hiver. Mais j'ai bien précisé que je les faisais pousser sous éclairage.
      Et pour finir, je trouve que cette plante est attirante par la multitude de formes et la complexité de ses fleurs, et sa façon de pousser, je ne suis pas sûr de pouvoir la recommander à tout le monde à cause de l'odeur de ses fleurs, chez plusieurs espèces elles émanent une forte odeur de marée ou de viande en putréfaction. C'est la façon que la plante a adopté pour attirer les pollinisateurs... qui sont bien souvent des mouches. A cause de sa forte tendance à devenir envahissante également, et même de sa taille chez les plus imposants, echinolabium, phalaenopsis, par exemple.
      Mais c'est une plante très sympa, facile de culture (pour la plupart des espèces courantes), qui pousse bien, et surtout c'est sûrement la plante du collectionneur-partageur. En effet, c'est probablement l'orchidée la plus facile à diviser, il suffit de couper des tronçons de 3 à 4 pseudo pour obtenir autant de plantes, et qui fleuriront rapidement si la plante mère était en âge de fleurir. Autant d'atouts qui ont fait de ce genre un de mes préférés.
Notre prochain rendez-vous : le samedi 23 Mai 2009 à 14h30, salle Jean-Luc Noiroux à l’espace Lucien Herr. Patrice animera la réunion. A très bientôt.