Je suis très belle, mais malheureusement, les humains dans la région me prennent pour un glaïeul sauvage et, bien que je sois protégée, certains me cueillent encore pour faire des bouquets ! Honnêtement, est-ce que j’ai des feuilles de glaïeul ? On me trouve plutôt à mi-ombre, dans les hêtraies et chênaies claires, sur sol calcaire, en situation plutôt chaude. Mais je me raréfie car on remplace les chênes et les hêtres par des épicéas qui poussent plus rapidement.
Cephatanthera rubra
Ma hampe florale atteint 50 cm pour une quinzaine de fleurs qui ne s’ouvrent pas complètement, comme pour les autres Cephatanthera. Mais moi, je suis joliment colorée. Heureusement car je ne possède pas déperon nectarifère pour attirer les insectes.
Cephatanthera rubra
D’accord, on dirait que je suis une belle souillon car je ne fais pas le ménage chez moi. Et comme je suis dans les bordures de forêt où les insectes sont abondants, les araignées me colonise souvent pour tisser leur toile.
Cephatanthera rubra
Ici, on voit très bien mon labelle divisé avec les lobes latéraux bien dressés verticalement. Ils forment ainsi une barrière qui empêchera l’insecte de se retourner pour sortir. Mon épichile (partie avant mobile du labelle) ne laisse pas beaucoup de place aux insectes pour passer entre lui et le casque. Mais la mobilité de l’épichile donne une certaine liberté de mouvement.
Cephatanthera rubra
Là, on distingue les crêtes longitudinales jaune ocre qui guideront l’insecte.
Cephatanthera rubra