La playmate de mars 2009 : listera ovata
Par Philippe le samedi 28 février 2009, 14:00 - Photos - Lien permanent
Je suis bien discrète , mais ce n'est pas une raison pour ne pas jeter un oeil
sur moi!
Je suis une grande timide dans tous les sens du terme. En effet, il n’est pas
rare de me voir atteindre les 70 cm de haut, surtout quand je suis dissimulée à
la limite des arbuste en bordure de forêt. C’est mon domaine à moi, où il n’y a
guère de concurrence parmi les orchidées. Mais je pousse aussi en sous bois
clair quand le lierre n’a pas encore recouvert toute la surface. Et on peut
aussi me trouver un peu plus loin des arbustes, pourvu que je ne sois pas en
plein soleil pendant les heures chaudes de l’été. Plante de mi-ombre, je dois
attendre que la terre se réchauffe pour démarrer ma croissance, mais j’étale
alors mes deux très larges feuilles ovales aux nervures très prononcées comme
deux antennes paraboliques pour capter le maximum de lumière.

Dans la foulée, je lance ma hampe florale au dessus de la végétation environnante afin que les insectes puissent me repérer dans cet enfer vert ! Malheureusement, à ce stade de ma croissance, je suis souvent bloquée net par quelques lapins ou chevreuils friands de cette manne tendre, mais amère.

Une fois la croissance de ma hampe florale terminée, je ne suis pas particulièrement attirante. Avec mon épi cylindrique constitué de petites fleurs largement espacées, je ne peux pas rivaliser avec la beauté des orchis ou les leurres des Ophrys.

Ces rivales ont déployé un moyen déloyal pour attirer leur pollinisateur. Elles attirent surtout des abeilles solitaires ou des papillons à la trompe assez longue pour puiser le nectar au fond de l’éperon. Les Ophrys mime le corps d’un certain type d’insecte pour attirer les mâles. Alors moi, j’ai choisi les guêpes malgré leur courte trompe, et pour cela je dispense mon nectar à profusion qui va jusqu’à ruisseler sur mon labelle que je rabats vers l’arrière pour faciliter l’écoulement. Et ma fleur est largement ouverte pour permettre à l’insecte d’approcher suffisamment la tête.

Ici, vous pouvez voir mon ovaire globuleux très fortement côtelé.


Dans la foulée, je lance ma hampe florale au dessus de la végétation environnante afin que les insectes puissent me repérer dans cet enfer vert ! Malheureusement, à ce stade de ma croissance, je suis souvent bloquée net par quelques lapins ou chevreuils friands de cette manne tendre, mais amère.

Une fois la croissance de ma hampe florale terminée, je ne suis pas particulièrement attirante. Avec mon épi cylindrique constitué de petites fleurs largement espacées, je ne peux pas rivaliser avec la beauté des orchis ou les leurres des Ophrys.

Ces rivales ont déployé un moyen déloyal pour attirer leur pollinisateur. Elles attirent surtout des abeilles solitaires ou des papillons à la trompe assez longue pour puiser le nectar au fond de l’éperon. Les Ophrys mime le corps d’un certain type d’insecte pour attirer les mâles. Alors moi, j’ai choisi les guêpes malgré leur courte trompe, et pour cela je dispense mon nectar à profusion qui va jusqu’à ruisseler sur mon labelle que je rabats vers l’arrière pour faciliter l’écoulement. Et ma fleur est largement ouverte pour permettre à l’insecte d’approcher suffisamment la tête.

Ici, vous pouvez voir mon ovaire globuleux très fortement côtelé.


