Dans les prairies très humides et ensoleillées où je peux parfois abonder, je m’épanouis début mai. On me repère alors immédiatement par ma couleur voyante alors que je dépasse encore les herbes environnantes.
Orchis laxiflora
Pour un orchis, j’ai les feuilles plutôt étroites. Mais on reconnaît bien la structure engainante formée à la base de la tige par les feuilles non maculées. Ma hampe florale devient pourprée dès les premières fleurs de mon épi floral assez lâche, ce qui me vaut le nom de laxiflora.
Orchis laxiflora
Le labelle trilobé (mais les lobes sont assez peu marqués) est beaucoup plus large que long et largement replié longitudinalement. Cette caractéristique, associée au fait que les deux sépales latéraux sont complètement relevés au dessus du casque, donne l’impression que la fleur est totalement écrasée comme on peut le voir sur la fleur la plus basse. On remarque aussi la pliure longitudinale du labelle qu’on dit genouillé.
Orchis laxiflora
Les fleurs sont de teinte violacée assez caractéristique, avec une gorge blanche sans taches. Les nervures sur les pétales peuvent faire penser à un Orchis morio, mais ici elles sont violettes plus foncées et non pas vertes. On distingue nettement ici la bractée formant un tube autour de l’ovaire, et l’éperon dressé à l’extrémité bifide.
Orchis laxiflora
Orchis laxiflora