Je dois être née sous un signe d'eau, car c'est dans les prairies détrempées toute l'année que vous avez des chances de me trouver, à condition qu'elle soit en plein soleil et sur sous-sol calcaire. Quand vous marchez dans l'eau pour venir me voir, cela sent très bon la menthe qui m'entoure. Dans les stations où j'abonde (elles sont devenues rares), on me remarque tout de suite par mes couleurs un peu criardes.
Dactylorhiza praetermissa
Je suis une plante très robuste qui atteint ses 60 cm sans problème, avec une tige rigide et épaisse. Autour de moi, Dactylorhiza majalis semble être un nain tandis que Orchis laxiflora paraît bien frêle!
Dactylorhiza praetermissa
Vue d'un peu plus près, vous voyez mes bractées qui dépassent les fleurs, mon éperon très gros et horizontal qui fait environ les 3/4 de l'ovaire, et surtout mes sépales latéraux en forme de gouttière :
Dactylorhiza praetermissa
En vue très rapprochée, on peut voir la cavité stigmatique à l'entrée de l'éperon, sous les pollinies:
Dactylorhiza praetermissa
Je ne suis pas matinale, et quand je m'épanouis, c'est déjà l'été et le soleil au zénith donne des ombres très contrastées. Il faut donc le flash si on veut bien observer les détails du labelle :
Dactylorhiza praetermissa
Maintenant, veuillez m'excuser, mais j'ai rendez-vous avec mon amoureux. D'ailleurs, le voilà qui arrive. Au revoir.
Dactylorhiza praetermissa