Culture sur plaque
Par Philippe le vendredi 23 novembre 2007, 14:14 - Culture - Lien permanent
Nous vous proposons ici un article illustrant la réalisation d'une plaque pour
réaliser la culture sur plaque des orchidées.
Nous vous proposons ici une démonstration en image de l’installation d’une
orchidée sur plaque de liège. L’article a été rédigé à partir de l’exposé
réalisé par Marie au cours de la réunion de la Section de Sainte Savine du 16
Novembre 2007. Pour installer une orchidée sur une plaque de liège (ou tout
autre support) :
- Choisir le support : il est bon qu’il possède des irrégularités de
structure permettant à la plante de bien s’accrocher. Vous voyez ci-dessous une
plaque de liège idéale compte tenu des sillons de l’écorce. Elle doit être
désinfectée :
1°) Soit chimiquement avec tout aseptisant, à condition de bien rincer (mieux , faire tremper la plaque dans de l’eau pendant un bon moment) pour enlever toute trace d’ions .
2°) Soit à l’étuvée (cocotte minute ou cuit-vapeur ou encore au four avec plaque remplie d’eau 1/4H thermostat 6).

- Découper des liens : l’idéal est d’utiliser des bas de « nylon » qui
vont donner des liens élastiques, imputrescibles et discrets. Les bas sont
découpés perpendiculairement car c’est le sens le plus élastique et qui donnera
des lanières qui ne se détricotent pas. Si la plaque et l’orchidée sont de
grande taille, on noue les lanières entre elles pour obtenir des liens plus
longs.

- Fixation de la plante : elle se fait en trois étapes :
- La plante étant tournée vers le bas, on positionne environ la moitié des
racines sur un coussinet de sphagnum préalablement humidifié.

- La plante est alors rabattue vers le haut et la deuxième moité des racines
est recouverte d’un tapis de sphagnum.

- La plante est alors ligaturée avec les lanières de nylon qui doivent être
assez serrées pour bien maintenir la plante appliquée sur le support (cela
permettra aux nouvelles racines d’adhérer au support). Mais elles ne doivent
pas être trop tendues pour garder de l’élasticité et permettre ainsi aux
racines de grossir.

- Les racines un peu trop longues sont rabattues et fixées sur l’arrière de
la plaque.

- La plante étant tournée vers le bas, on positionne environ la moitié des
racines sur un coussinet de sphagnum préalablement humidifié.
- Position sur la plaque : elle n’est pas indifférente. En effet,
certaines plantes ont tendance à monter sur le support, d’autres descendent,
certaines enfin s’étalent dans toutes les directions. On positionne donc la
plante en fonction de ses réactions naturelles. Ainsi sur la photo ci-dessous
:
- sur la palque de gauche, Tolumnia toto a été placé en bas pour lui permettre de monter.
- sur la plaque centrale, le Dendrobium phalaenopsis placé au centre de la plaque pourra s ‘étaler à sa guise.
- sur la plaque de droite, le Scuticaria est placé en haut car il va
envahir la plaque en descendant. Le Podangis , qui aura un développement
plus limité, est placé au dessus pour ne pas se faire étouffer.

- Illustrations : Voici maintenant, pour illustrer le résultat après
quelques temps, trois exemples de plantes installées :
- un Oncidium onustum : plante des milieux arides, il a été installé
sur plaque de liège avec le minimum de sphagnum pour ne pas risquer de faire
pourrir les racines. Au cours des arrosages, le sphagnum s’est désagrégé et a
disparu. La plante est très bien fixée sur le bas de sa plaque qu’elle va
envahir progressivement.

- un est ici fixé sur plaque de laine de roche. Ce support retient bien l’eau
et permet de cultiver sur plaque des espèces qui aiment l’humidité. Des mousses
le recouvrent rapidement , ce qui fait disparaître le support et donne un
aspect naturel.

- un Oncidium devenu particulièrement volumineux. La plaque de départ
est enveloppée de sphagnum qu’un grillage en plastique à maille assez serrée
permet de bien retenir. Cela donne de la solidité et de la rigidité à
l’ensemble qui peut ainsi bien se tenir.

- un Oncidium onustum : plante des milieux arides, il a été installé
sur plaque de liège avec le minimum de sphagnum pour ne pas risquer de faire
pourrir les racines. Au cours des arrosages, le sphagnum s’est désagrégé et a
disparu. La plante est très bien fixée sur le bas de sa plaque qu’elle va
envahir progressivement.
- Autre page :Cet article avait pour but d’illustrer la confection d’une plaque. Vous disposez sur ce site d’une autre page présentant la culture sur plaque. Vous y trouverez des précisions sur les plantes particulièrement adaptées à ce type de culture, ainsi que les différents types de support avec leurs avantages et inconvéniants. Pour la consulter, cliquez sur l’icône : Lien



Commentaires
j ai recupere de l ecorse en foret.et nettoye,mais ou trouver du phaigne ou sphagnum?
Bonjour
Attention avec l'écorce de forêt, il faut vraiment bien la nettoyer. Par exemple la mouiller complètement et la passer au micro-onde ou la faire bouillir, à cause des bêtes. Pour la sphaigne l'association en a par exemple, sinon des magasins comme Hydropouss, Jardins suspendus Indoor gardens ou ChiloeMoss en vendent.
Bonjour,
J'ai positionné sur une plaque de liége (il y a 1 an) 3 petits oncidium nains (Blanc, orange et rose) et les voila qui refleurissent : cela rend trés bien et forme une composition assez homogéne.
Je vous fait parvenir la photo bientôt
Cyrille
pour l'arrosage ,par vaporisation ?et tous les combien pour oncidium tinklei ,sigmatostalix radicans et trixpernum pumilum
Bonjour Patoche. Pour l'arrosage , il est classique de tremper la plaque dans un sceau d'eau à la température ambiante . Certains préfèrent baigner moins souvent (2x par semaine), mais laisser longtemps (1 à 2H) . D'autres augmentent la fréquence et diminuent la durée . De toute façon , cela n'empêche pas de vaporiser tous les jours pour garder une humidité ambiante assez forte compte tenu des espèces que tu cultives , qui sont a priori des espèces de serre tempérée à tempéré chaud . Plus tu gardera une température élevée , plus il faudra augmenter la fréquence des bains .
Oncidium Twinkel (je pense) est un hybride O. cheirophorum X O. ornithorhynchum : ses deux parents vivent dans des régions à hiver assez sec et été pluvieux . Baigner une fois par semaine en hiver , tous les deux jours en été .
Ornithophora radicans (synonyme de Stigmostalix) est de température plus élevée , et avec une pluviométrie moins tranchée .
Thrixspermum pusillum (je pense car pumilum n'existe pas à ma connaissance , ni à celle de Kew Garden) est une indochinoise des forêts de basse altitude , donc de serre assez chaude , mais grosse pluie l'été , grand sec et lumineux l'hiver . Une fois par semaine maxi en hiver , tous les jours en été .
Si tu laisse de la sphaigne pour envelopper les racines , cela retient beaucoup l'humidité , et il faut un peu diminuer la fréquence des arrosages .
De toutes façon , la culture sur plaque demande une attention constante pour verifier l'évolution des plantes , et adapter rapidement en fonction des phénomènes observés . Bonne chance , et n'hésite pas à donner des nouvelles car tes plantes ne sont pas courantes , il est important de partager ses expériences .PHILIPPE
merci beaucoup Philippe !!et promis je te tiens au courant