D. unidirosa : Disa unidirosa
  1. Origine et descriptif des Disa:


    Les DISA appartiennent à la Tribu : Disea ; Sous-tribu : Disinea.
    En 1767, le botaniste suédois Peter Jonas Bergius inventa le genre Disa, et lui donna la base de Disa uniflora.
    Le nom Disa vient de la mythologie suédoise : la reine « Disa » avait eu pour ordre d’apparaître devant le roi « ni nue, ni habillée ». Elle choisit donc de porter sur elle, comme seul vêtement, un filet de pêche pour solutionner le problème. Les veines rouges du sépale dorsal seraient donc la représentation de ce filet de pêche porté par le reine « Disa »
    Le genre Disa comprend environ 160 espèces. Le pays d’origine des Disa se trouve en Afrique du Sud, dans la région du Cap ; mais aussi sur l’île de Madagascar, la Réunion, et dans la péninsule Arabique.
    Les Disas sont tous terrestres, quelquefois lithophytes. Les racines poussent à partir d’un tubercule ; au dessus, se forme une rosette de feuilles, et la hampe florale qui peut atteindre (suivant les espèces) 60 centimètres. Le tubercule se multiplie, d’une année sur l’autre, et donne naissance à d’autres plantes. La fleur a des pétales, et un petit labelle, en opposition aux sépales qui sont développés, surtout le sépale dorsal.
    Disa uniflora
    Disa uniflora
  2. Culture des Disa :


    Les Disa poussent dans un sol au PH acide (de 4,5 à 6) ; toujours humide, et très aéré.
    La difficulté de culture des Disa vient de la composition du compost, qui doit être exempt de calcaire, de pollution, et doit comporter une proportion très faible d’engrais.
    La plante doit toujours avoir les racines au froid (température d’environ 6° C), et la végétation à la chaleur. Le plein soleil du matin (jusqu’à 11h00/12H00) ne semble pas lui déplaire !!! Une bonne ventilation ne doit pas être oubliée.
    Les Disa sont des orchidées « froides », supportant des températures allant jusqu’à 0° C ; en dessous, elles meurent.
    Ces plantes fleurissent dans leurs pays d’origine en été (en Afrique du Sud, de janvier à mars ; dans nos régions, du mois d’avril à juillet, voire août). Il est possible de sortir les Disa au jardin, dans un endroit abrité de la pluie (car ils ne supportent pas une eau « impure »), du 15 mai au 30 septembre ou octobre, si les gelées ne sont pas installées.
    • Support et compost :


      Ces plantes acceptent un pot en plastique ou en terre, sans vernis, pas trop grand ; ou encore un petit panier ajouré. Le compost peut être composé, à parts égales, de tourbe blonde (sans apport d’engrais) et de sphaigne déchiquetée, en y rajoutant du polystyrène égrainé.
    • Température :


      Les Disa sont des plantes froides qui supportent des températures d’hiver de 0° à 5° C , et le plein soleil à 30° C. Le soleil ne leur pose pas problème, à condition qu’ils bénéficient d’une bonne ventilation, et d’une forte humidité au niveau des racines.
    • Lumière :


      Celle-ci doit être intense, de 20 000 à 60 000 lux (correspondant à une exposition au soleil direct). Il convient, à partir de midi, ainsi qu’en période de canicule, d’ombrer légèrement.
    • Arrosage :

      (recette de Patrice) :
      Il dépose l’été, ses Disa dans un simple bac à glace de 1 litre, dans lequel il verse de l’eau déminéralisée, sur 2 centimètres de hauteur, le tout garni d’un accumulateur étanche, à recongeler. Il change celui-ci tous les jours, matin, midi et soir ; plus souvent en cas de forte chaleur.
      L’hiver, les plantes sont maintenues à une température d’environ 5° C, et à la lumière la plus forte possible. L’arrosage se fait par le haut ; il évite l’eau au pied des plantes ; il laisse sécher très légèrement le compost avant ré arrosage.
      Disa
      Le système de Patrice.
    • Hygrométrie et aération :


      L’hygrométrie doit être forte (de 60 % à 80 %) ; une bonne aération est indispensable (à réduire l’hiver).
    • Fertilisation :


      Patrice prépare un dosage d’engrais (de 2/2/2), à 1 millilitre/litre, dans de l’eau déminéralisée ; il réduit à 0,80 millilitre/litre en hiver. Attention : il convient d’utiliser un engrais « spécial Disa » (qu’il se procure chez un producteur spécialisé dans la culture de ces plantes), possédant un taux d’acidité assez élevé.
    • Rempotage et division :


      Du fait que les plantes trempent pratiquement en permanence dans l’eau, sauf en hiver ; le rempotage se fait tous les ans, au printemps, quand la végétation augmente sa croissance.
      Au moment du rempotage, il est possible de diviser les Disa, en séparant les touffes ; toutefois il ne vaut mieux le faire que lorsque les plantes sont assez grosses, pour éviter des les stresser.
  3. Hybridations :


    Les Disa s’hybrident entre eux ; les plus recherchés sont ceux qui ont une couleur jaune. Quant à savoir s’ils s’hybrident avec d’autres genres, la question reste posée.
  4. Dernier conseil :


    « La culture des Disa peut paraître compliquée ; mais, quand on voit le résultat, cela vaut la peine de les cultiver, sachant qu’ils ont une croissance très rapide. N’hésitez donc plus à vous lancer.
Cet exposé a été réalisé, et présenté lors de la réunion du 18 Juin 2007 par Patrice PETIT, Vice-Président de la section de Vitry le François (Marne).
Et maintenant, bonne culture à tous
Disa tripetaloides
Disa tripetaloides