1. Origine et descriptif des Pleiones :


    Ce genre compte 16 espèces originaires de l'Asie du Sud-Est, du nord de l'Inde au Japon, en passant par la Chine, la Birmanie et Taïwan.(ex Formose, d' où le nom Pleione formosana qui fut découverte sur cette île). L'éthymologie du nom Pleione vient en référence aux mers des Pleiades.
    Ce sont des plantes caduques qui poussent aux pieds des arbres et sur les rochers moussus. On les dit saprophytes (terrestres), lithophytes (rochers, falaises), et également épiphytes.
    Elles ont des pseudobulbes arrondis, plus ou moins étirés avec une feuille unique ovale et nervurée qui tombe à la fin de l'hiver.
    La hampe florale d'une longueur de 10 à 15 cm porte une seule fleur, parfois deux sur une tige fine qui sort de la nouvelle pousse.
    La fleur qui mesure de 5 à 8 cm semble grosse, car lorsqu'elle s'épanouit, il n'y a pas de feuille. Elle a des pétales et sépales étroits de longueur égale et un grand labelle en forme de trompette au bord frangé orné de marques plus sombres. Les couleurs vont du blanc au rose en passant par le mauve. Il peut y avoir aussi du jaune ce qui est plus rare, on le trouve sur l'espèce botanique Pleione forrestii ainsi que sur les hybrides issus de celui-ci. La durée de floraison est de 10 à 12 jours.
    La plupart des Pleiones fleurissent au printemps (mars – avril), poussent de mai à septembre et se reposent en hiver.
    Quelques espèces ont une croissance différente tel que Pleione praecox et Pleione maculata. Elles poussent en hiver, se reposent en été et fleurissent en automne.


  2. Culture des Pleiones :


    Croissance : Durant la croissance, les Pleiones ne supportent pas la chaleur. Les nuits doivent être fraiches et les températures ne doivent pas dépasser 26° durant la journée. Si cela est possible, les cultiver à l'extérieur de préférence au nord et à l'ombre pour garder le plus de fraicheur. En période de grande chaleur, arroser aussi autour de la plante. Ils peuvent aussi être cultivés en pleine terre (attention aux limaces et aux escargots) ou dans des pots enterrés que vous rentrerez pour l'hiver. Nous pouvons également les cultiver à l'intérieur au frais ou sur le bord d'une fenêtre.
    • Support et compost :


      Il sera composé d'écorces de pin fines, de sphaine ou de terreau de feuilles additionnés de charbon de bois fin et du sable grossier de rivière.
    • Température :


      De 16 à 21°, ne pas dépasser 26° le jour et 10 à 13° la nuit. En extérieur, placer la plante à l'abri du gel.
    • Lumière :


      De 20 à 40 000 lux.
    • Arrosage :


      Après le rempotage, arroser doucement, faire attention de ne pas laisser l'eau pénétrer dans l'entonnoir formé par les jeunes feuilles. Arroser régulièrement tout l'été.
    • Hygrométrie et aération :


      Le phragmipedium poussant dans la nature près des cascades, il convient d’avoir un taux d’hygrométrie de l’ordre de 60 à 80 %. Il est possible de brumiser le dessous des feuilles, en dehors des heures chaudes. Pour les possesseurs de fontaines, les disposer à proximité fera leur bonheur. Il convient, enfin, de ne pas oublier la ventilation, utile pour éviter les pourritures.
    • Fertilisation :


      Mettre de l'engrais une fois par mois jusqu'à la fin de l'été.
    • Rempotage :


      Chaque année, dès que les nouvelles pousses apparaissent, rempoter dans un pot en forme de coupe de 5 cm pour une plante, légèrement plus grand pour plusieurs (l'effet est plus joli et la plante se développera mieux). Supprimer les vieux pseudobulbes et les racines mortes. Ces pseudobulbes ne doivent pas être enterrés dans le substrat mais affleurés la surface du compost.
    • Divisions :

      Chaque pseudobulbe mature donne naissance à des bulbilles (ce qui devrait être le cas) qui se forme sur le dessus du pseudobulbe. Les conserver tout l'hiver dans un sac en papier. Ils devraient fleurir au printemps, ce qui multiplie rapidement leur nombre. La durée de vie d'un pseudobulbe est d'une saison.
    • Hivernage :


      Deux choix s'offrent à vous :
      • On sort du pot les pseudobulbes pour les conserver au sec et à la fin de l'hiver,on trie et on rempote (ce qui évite de casser les racines au moment du rempotage).
      • On rentre le pot et on le garde tel quel. A la fin de l'hiver, il faut sortir les pseudobulbes de l'ancien compost lorsque l'on voit les nouvelles pousses arriver pour leur fournir un nouveau substrat. Il faut le faire avec délicatesse, car si les racines ont commencé à se développer, il faut faire attention de ne pas les casser.

      Dans tous les cas, les garder à la lumière et à l'abri du gel à une température de 5 à 7°. Si les pseudobulbes deviennent plus petits et qu'ils ne fleurissent pas, cela signifie que les plantes ont eu trop chaud et n'ont pas été assez arrosées pendant la période de croissance.
  3. Hybridations :


    Principales Pleiones botaniques : P. formosana – P. formosana alba – P. forrestii - P. humilis – P. limprichii – P. maculata – P. praecox – P. speciosa.
    Quelques Pleiones hybrides : P. Etna – P. Piton – P. Tongariro – P. Versailles.
  4. Conseil d'achat :


    Si vous achetez ces plantes en jardinerie, au rayon bulbes de printemps, vérifier bien que les pousses de côté du pseudobulbes ne soient pas abimées ou cassées car cela compromettrait la floraison voire même l'annuler.
Cet exposé a été réalisé, et présenté lors de la réunion de Mars 2007 pars Daniel Faïs, Vice-Président de la section de Joinville (Haute Marne).