Les phragmipedium
Par Philippe le lundi 12 mars 2007, 19:16 - Lien permanent
Nous vous proposons ici un billet sur la culture des phragmipedium.

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Origine et descriptif des Phragmipedium :
Le genre Phragmipedium comprend actuellement 24 espèces, et en tout 33, si l’on rajoute les variétés et les formes. Ils sont terrestres, quelques fois lithophytes ou épiphytes. Ces plantes appartiennent à la Sous-famille : Cypripedioideae – Tribu : Cypripedieae – Sous-tribu : Cypripedilinae. Les Phragmipedium sont originaires du Mexique à l’Amérique Centrale, et du nord de l’Amérique du Sud jusqu’au Brésil. On les trouve à une altitude moyenne de 900 à 1500 mètres.
Le genre fut établi par Robert Allan Rolfe, en 1896, alors qu’il révisait la classification des orchidées possédant un labelle en forme de sabot. A cette époque, les orchidées Américaines concernées comprenaient encore les Selenipedium (genre créé en 1854, par Heinrich Gustav Reinchenbach), et les Cypripedium (genre créé dés 1753, par Carl Von Linné, qui inclut aussi des espèces Européennes, telles que Cypripedium Calceolus, ou « Sabot de Vénus »).
Par la suite, le genre Phragmipedium fut révisé à plusieurs reprises, notamment par Ernst Pfitzer (1903), par Leslie Garay (1979) et par Lucille Mac Cook (1989).
Son nom est dérivé des mots « phragma » (séparation, cloison) et « pedilon » (chaussure), par allusion aux divisions de l’ovaire, observable chez les Phragmipedium, et à la forme du labelle « en sabot ».
Attention : certains Phragmipedium peuvent prendre beaucoup de place, car mesurant plus d’un mètre de haut, pour 50 à 70 cms en largeur. 
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Culture des Phragmipedium :
Ces plantes vivent sous un climat tropical, dans les plaines chaudes et humides ou dans des habitats de haute montagne, ou il fait plus froid du fait de l’altitude. Elles sont accrochées aux parois des ravins, au cœur d’une végétation dense, souvent à proximité des chutes d’eau, dans une ambiance très humide et ventilée. Elles apprécient une ombre claire.
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Support et compost :
Cette plante prospère en pot bien drainé, avec écorce de pin de petite à moyenne granulométrie, mousse de polyuréthane et Sphagnum (afin de garder une bonne humidité), et un peu de charbon de bois (non traité). La qualité du compost est très importante, les racines des Phragmipedium dépérissant vite dans un compost dégradé. -
Température :
Selon les espèces, les Phragmipedium se cultivent en climat tempéré ou tempéré-chaud. En été, la température doit être de 19 à 24° la nuit, et de 21 à 28° le jour. Quelques pics à 33° sont bien tolérés par la plante.
En hiver, la température doit être de 12 à 15° la nuit,(avec un écart nuit/jour de 5 à 8°), et de 20° le jour. -
Lumière :
Celle-ci doit être un peu tamisée (un peu plus forte que les Phalaneopsis), de 15000 à 30000 lux. La couleur du feuillage de chaque plante donne une indication quant à la qualité de la lumière :
- vert clair : la lumière est de bonne intensité
- vert sombre : la lumière est trop faible
- vert-jaune : la lumière est trop forte.
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Arrosage :
Ils se font à l’eau de pluie, ou à l’eau de Volvic. En effet, le Phragmipedium, malgré son nom commun de « sabot de vénus » ne s’apparente pas en terme d’arrosage au Paphiopedilum (son cousin asiatique) et au Cymbidium ; ces deux plantes acceptant l’eau du robinet.
Les arrosages doivent être soutenus pendant toute la période de végétation, sans détremper le compost. Il est même possible de laisser tremper le pot dans un peu d’eau. En hiver, l’arrosage doit être plus modéré, en faisant attention de ne pas pour autant laisser la plante se dessécher complètement (ceci lui serait fatal).
Il convient enfin, d’être très prudent en arrosant, pour éviter la pourriture du cœur et du collet de la plante (zones particulièrement sensibles). -
Hygrométrie et aération :
Le phragmipedium poussant dans la nature près des cascades, il convient d’avoir un taux d’hygrométrie de l’ordre de 60 à 80 %. Il est possible de brumiser le dessous des feuilles, en dehors des heures chaudes. Pour les possesseurs de fontaines, les disposer à proximité fera leur bonheur. Il convient, enfin, de ne pas oublier la ventilation, utile pour éviter les pourritures. -
Fertilisation :
Un apport d’engrais à mi-dose, tous les 15 jours environ est suffisant. Il convient d’éviter l’engrais foliaire. -
Rempotage :
Il doit s’effectuer tous les 2 ans, voire tous les ans, les Phragmipedium n’appréciant pas les substrats dégradés (indice : quand le bout des feuilles brunit, il est temps d’intervenir). En cas d’apport de doses d’engrais trop importantes, un rempotage à moins d’un an pourra être requis. -
Divisions :
Elle se font de la souche, au moment du rempotage. Il ne faut le faire que quand la plante est trop volumineuse, car le phragmipedium supporte mal les divisions.
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Hybridations :
Les Phragmipedium ont été hybridés avec les Paphiopedilum, pour obtenir des Phragmipaphium, mais sans grande réussite (car l’hybridation s’avère complexe).




Commentaires
Bonjour, merci pour cette fiche. Je voudrais tout de même attirer l'attention sur les phragmi "frais", évoqués ici. Par exemple bessae, le fameux orange presque fluo, percei, un des plus faciles à réussiret miniature de surcroit, ou encore le fameux kovachii - mais là ça en concerne pas tout lemonde, je viens de voir que les premiers kovachii légaux sont à vendre, pour la modique somme de 260 dollards pièce , plantes d'une dizaine de cm-ont horreur de la chaleur, attention!