Les genres


La famille des orchidaceae comporte trois sous-familles. L’une d’elles, les cypripedioideae, renferme les espèces dont la fleur comporte deux étamines fertiles et un labelle en forme de pantoufle, d’où leur nom commun de Sabots de Vénus.
On distingue six genres de cypripedioideae :
Si les feuilles sont alternes et comportent plusieurs pliures :
Selenipedium : genre limité à l’Amérique Centrale qui rassemble les espèces fournissant de nombreuses petites fleurs sur une tige ramifiée pouvant atteindre jusqu’à 5 m.
Criosanthes : genre fournissant peu de fleurs sur une tige non ramifiée ne dépassant pas 1 m. Le labelle comporte un éperon et les sépales latéraux sont séparés.
Cypripedium : genre fournissant peu de fleurs, souvent colorées, sur une tige non ramifiée ne dépassant pas 1 m. Le labelle est sans éperon et les sépales latéraux sont soudés pour former une seule entité nommée le synsépale situé sous le labelle.
Si les feuilles sont opposées et ne comportent qu’une seule pliure.
Mexipedium : espèce américaine donnant des petites fleurs blanches. Les feuilles sont rigides et ressemblent aux feuilles succulentes des plantes grasses. L’ovaire ne comporte qu’une seule cavité.
Phragmipedium : espèces américaines donnant des grandes fleurs colorées. Les feuilles sont flexibles et l’ovaire comporte trois cavités. Ce genre a été précédemment décrit dans cette revue.
Paphiopedilium : espèces asiatiques donnant des grandes fleurs colorées. Les feuilles sont flexibles et l’ovaire ne comporte qu’une seule cavité.
Nous nous limitons dans cet article au genre paphiopedilum qui comporte une soixantaine d’espèces connues.

Conditions générales de culture des espèces du genre paphiopedilum


La plupart des espèces vivent en bordure de forêt tropicale humide, posées sur l’humus (pH légèrement acide) ou fixées dans des crevasses (généralement en sol calcaire) en bordure de rivières, des endroits où le taux d’humidité est très élevé et la lumière diffuse.
Le substrat devra donc être assez nourricier, bien drainant pour éviter la pourriture des racines qui doivent rester humides sans pour autant baigner dans un milieu détrempé. Pendant la période de végétation active, un apport d’engrais régulier remplacera l’humus originel. Un arrosage copieux hebdomadaire suffira en général. Quand vient l’automne, on espace les arrosage en diminuant la dose d’engrais, pour parvenir à une légère période de repos hivernal. Le substrat doit alors nettement ressuyer entre deux arrosages, sans pour autant sécher totalement. Dans de telles conditions, le substrat se dégrade assez vite et il est recommandé de rempoter les plantes tous les deux ans, ceci se faisant au début de la reprise de végétation, c’est-à-dire au début du printemps en général.
L’humidité relative ambiante est très élevée dans les régions où poussent les paphiopedilum. Il est donc souhaitable de cultiver ces plantes en posant le pot sur un lit de billes d’argile imprégnées d’eau si on les cultive en appartement où l’air est souvent trop sec.
Si la plante est cultivée en serre, on opèrera une ou deux brumisations journalières à l’eau de pluie. Mais il faut veiller à ne jamais mettre d’eau au cœur du feuillage au risque de voir la plante pourrir en quelques jours. Pour éviter cette catastrophe, on maintiendra une bonne ventilation et on cultivera les paphiopedilum plutôt sous une tablette. D’autre part, il faut savoir qu’en règle générale dans la nature, plus le degré d’humidité est élevé (bien souvent au raz du sol), plus la teneur de l’air en dioxyde de carbone est élevée (car la ventilation est plus faible). On peut augmenter ce taux dans une serre en brûlant un peu de bougie le matin afin que les plantes puissent l’utiliser pour la photosynthèse au cours de la journée, surtout les jours où la luminosité est élevée. Mais attention aux risques d’incendie dans la serre, et sortez rapidement pour ne pas risquer la syncope.
Eclairement : L’été, la plupart des plantes supporteront un séjour à l’extérieur, à l’ombre d’un arbre. Les pots ne seront jamais placés en plein soleil. Dans les régions tropicales, les jours en hiver sont plus longs qu’en Europe. Les plantes apprécient donc un séjour en appartement car elles reçoivent alors un complément de lumière qui doit être d’autant plus long qu’elles poussent près de l’équateur.

Intérêt de l’étude des sous genres


Pour préciser le mode de culture, on ne peut plus rester dans les généralités. Les taxonomistes ne sont pas tous d’accord sur les subdivisions à adopter pour le genre paphiopedilum. Selon les uns (Braem, 1987), le genre est divisé en six sous genres : Polyantha Paphiopedilum Cochlopetalum Parvisepalum Brachypetalum et Sygmatopetalum. D’autres (Cribb, 1998) ne distinguent que quatre sous genres Cochlopetalum Parvisepalum Brachypetalum et Paphiopedilum, le sous genre paphipedilum étant lui même subdivisé en sections. Peu importe les ramifications si on retrouve les mêmes groupes d’espèces.
Ces sous genres et/ou sections ont une répartition géographique assez précise, et même si les conditions climatiques ne sont pas uniformes dans l’aire de répartition des plus répandus, de grandes tendances se détachent. C’est pourquoi on précise ces sous genres dans la suite de l’article. Pour chacun, on donne ses caractéristiques botaniques, la liste des espèces qu’il renferme, la répartition approximative de l’ensemble des espèces, et les conditions climatiques d’après une station météorologique caractéristique de cette région.
La quantité moyenne de pluie cumulée sur un mois, ainsi que l’humidité relative moyenne, donnent une idée des périodes d’arrosages abondants ou modérés, ainsi que de la nécessité ou pas de brumiser les plantes.
Pour l’humidité relative, il s’agit d’une moyenne sur la journée. Il faut donc faire attention que si la composition de l’air ne varie pas le long de la journée(faible ventilation), l’humidité relative augmente rapidement quand la température baisse. Si on dépasse la saturation, il y a condensation et formation de rosée. Ceci est très rare en appartement car l’écart diurne journalier et l’humidité relative y sont trop faibles. Mais si vous avez une serre que vous chauffez assez peu, la rosée risque de mettre longtemps à s’évaporer le matin et gare à la pourriture. A contrario, pour les plantes subissant régulièrement la rosée du matin pendant une période assez longue, la brumisation sera bénéfique.
Les températures maximales et minimales journalières : il s’agit de moyennes sur un mois, et les plantes accepteront donc sans problèmes des dépassements dans un sens ou dans l’autre pourvu que les variations ne soient pas trop brutales et que l’excès ne dure pas trop longtemps.
L’écart diurne journalier : outre l’indication de la nécessité ou pas de brumiser, c’est souvent le facteur qui permettra à votre plante de déclencher la floraison et il faut absolument essayer de s’en rapprocher. Il vaut mieux un écart trop grand que trop faible. En effet, pendant la journée, la plante fait des réserves par photosynthèse. Une température un peu trop élevée, donnant un métabolisme plus rapide, permettra donc d’accumuler des réserves à condition bien sûr :
1°) que l’humidité relative soit forte pour que la plante ouvre ses stomates pour capter le CO2 tout en évitant la déshydratation.
2°) que le dioxyde de carbone soit disponible en abondance, d’où l’intérêt de renforcer le taux de dioxyde de carbone atmosphérique quand on dispose d’une serre.
Pendant la nuit, la plante au contraire consomme en partie ses réserves. Une température basse ralentira le métabolisme et permettra ainsi de diminuer les pertes, ce qui laissera davantage de réserves pour la floraison.

Distinction des sous genres et sections


En utilisant la classification de Cribb, on distingue les sous genres :
A/ Cochlopetalum : Les feuilles sont gris vert foncé, faiblement tachetées. La hampe florale porte plusieurs fleurs qui s’épanouissent successivement et dont les pétales sont presque linéaires, vrillés, horizontaux et à marge poilue.
B/ Parvisepalum : Les feuilles sont très fortement tachetées La hampe florale ne comporte qu’une ou deux fleurs. Le sabot est fin, légèrement replié, avec une marge incurvée sans auricule. Les pollinies sont granuleuses. Le staminode est plus long que large.
C/ Brachypetalum :Très voisin de parvisepalum mais les pollinies sont gluantes, le synsépale est de consistance un peu cireuse, et le staminode plus large que long.
D/ Tout le reste entre dans le sous genre Paphiopedilum : La hampe florale ne comporte qu’une ou deux fleurs avec des feuilles charnues et oblongues dont la longueur avoisine deux fois la largeur. Ce genre est alors subdivisé avec les sections suivantes :
1°) Barbata (qui renferme les espèces classées dans le sous genre Sygmatopetalum de Braem) La hampe florale ne porte qu’une ou deux fleurs. Les feuilles sont très fortement tachetées. Le sabot comporte une marge avec auricule bien développé. Le synsépale est plus petit et moins rayé que pétale supérieur.
2°) Coryopedilum (qui renferme les espèces classées dans la section mystropetalum du sous genre polyantha de Braem) Les feuilles lancéolées dont la longueur dépasse plusieurs fois la largeur sont vertes sans taches et charnues. La hampe florale présente plusieurs fleurs épanouies simultanément. Le labelle présente des auricules peu développées. Le staminode n’a pas d’excroissance.
3°) Pardalopetalum (qui renferme les espèces classées dans la section polyantha du sous genre polyantha de Braem) très proche de Coryopedilum mais le labelle présente des auricules bien développées et le staminode a une excroissance charnue vers la base.
4°) Paphiopedilum (qui renferme les espèces classées dans le genre Paphiopedilum de Braem)

Sous genre cochlopetalum : feuilles unies, plusieurs fleurs successives, exemple : le P. victoria reginae

Sous genre parvisepalum : feuilles tachetées, inflorescence uniflore, exemple : P. armeniacum

Sous genre brachypetalum : feuilles tesselées, labelle cireux, inflorescence uniflore, troisième profil ci-dessous

et pour le sous genre paphiopedilum, on pourra distinguer les sections suivantes:
Section barbata : feuilles tachetées, inflorescence uniflore, exemple : P. dayanum

Section coryopedilum : feuilles unies, inflorescence multiflore simultanée, exemple P. rothschildianum

Section paphiopedilum : feuilles unies, inflorescence uniflore, exemple : P . insigne

A/ Sous genre Cochlopetalum


Ce sous genre ne compte que cinq espèces réparties à Java et Sumatra : chamberlainianum, glaucophyllum, liemianum, primulinum et victoria-reginae
Leur région naturelle se situant juste sur l’équateur, comme on peut le constater sur la carte suivante :


Les données climatiques de la station de Palembang montrent que : *il n’y a pas de saisons marquées, et par conséquence, ces espèces ne nécessitent pas de période de repos.
*la pluviométrie varie entre 300 mm d’eau par mois (Décembre) et 100 mm (de Juin à Septembre), ce qui reste élevé. L’arrosage sera donc régulier toute l’année, à peine plus modéré en fin de floraison.
La température est aussi très stable sur l’ensemble de l’année, avec un maximum diurne vers 32°C et un minimum vers 25°C. Ce sont les températures correspondant à la serre chaude.
Dans leur milieu naturel, le ciel est rarement dégagé, le maximum de jours clairs se situant en hiver. On ne les exposera donc pas au soleil direct, sauf derrière une fenêtre l’hiver.
Ces espèces poussent généralement sur des concrétions calcaires, en général à l’ombre près des cours d’eau. L’eau du robinet ne leur fait donc pas de mal.
A l’équateur, le jour dure 12 heures, y compris l’hiver. Il sera donc bon d’apporter un complément de lumière pendant l’hiver.
Ces diverses caractéristiques font que ces espèces sont de culture facile en serre chaude mais aussi en appartement où les variations climatiques sont faibles et où ils profiteront de l’éclairage le soir. Pour ces raisons, divers auteurs les recommandent particulièrement aux débutants.
P. chamberlainianum poussant vers 1500 à 2000 m d’altitude supportera des températures plus basses.

B/ Sous genre Parvisepalum


Les espèces de ce sous genre sont : armeniacum, delenatii (et son voisin vietnamense), emersonii (et son voisin hangianum), malipoense présentant deux variétés parfois considérées comme des espèces différentes( jackii et hiepii) et enfin micranthum. On les reconnaît très vite à leur labelle qui paraît fripé ou plissé et un peu disproportionné par rapport aux autres pièces florales.
Leur répartition est la suivante :


On obtient une aire très limitée avec des conditions climatiques très homogènes.
Ce sont parmi les paphiopedilum les plus simples à cultiver car ce sont ceux qui poussent le plus au nord, qui plus est en altitude, donnant ainsi des conditions climatiques qui se rapprochent le plus de celles régnant en Europe, surtout en région méditerranéenne.
Si on prend les relevés climatiques de la station de Cao Bang (Vietnam), on constate :
* Que l’humidité est constamment très élevée (>80%) ce qui fait que ces espèces nécessitent des brumisations journalières, surtout l’été. Mais attention de ne pas laisser de gouttelettes s’accumuler dans le cœur des feuilles, car votre paphio pourrira. Cela m’est déjà arrivé. Mais si vous continuez à le soigner après avoir nettoyé le pied, il peut repartir de la base si les conditions sont plus favorables.
* Qu’il pleut très peu de Novembre à Avril (moins de 40 mm d’eau par mois) mais que la mousson entraîne un véritable déluge de Mai à Octobre. Il faudra donc les arroser copieusement l’été, mais faire suivre d'un repos hivernal, sans toutefois les laisser sécher.
* Les températures maximales oscillent de 18/20°C en hiver pour atteindre 30/32°C pendant les trois mois d’été, tandis que les minimales varient de 9/10°C à 22/23°C sur les mêmes mois.
Ils se cultivent donc en serre tempérée à tempérée chaude, armeniacum supportant des températures plus froides en hiver.
Ces espèces chinoises et vietnamiennes poussent sur des falaises calcaires à l’ombre légère d’arbustes caduques. Il leur faut donc une situation un peu plus lumineuse que la plupart des paphiopedilum, surtout en hiver qui sont aussi les mois où le ciel est le plus dégagé. Ils supporteront le soleil derrière une fenêtre l’hiver.

C/ Sous genre Brachypetalum


Ce sous genre très homogène renferme les espèces : concolor, bellatulum, godefroyae et niveum. Les caractéristiques générales sont des feuilles charnues tachées de pourpre en dessous, des fleurs pâles pointillées de pourpre, un labelle ovoïde d’aspect cireux, des pétales ovales très larges.
Ce sont des espèces calcicoles, poussant sur des falaises, dans des fissures où s’est accumulé un peu d’humus. Il leur faudra donc une luminosité plus forte que les autres paphios, ainsi qu’une excellente ventilation.
La répartition d’ensemble est donnée par la carte. On constate que l’équateur est proche et la mer jamais bien loin.


Si on utilise les relevés climatiques de Bangkok, on constate que :
* La mer jouant son effet de volant thermique, la température maximale varie peu entre 30°C et 35°C au printemps qui est la période la plus chaude.
* La température minimale varie de 20°C en hiver à 25°C d’Avril à Septembre. Leur place serait donc plutôt en serre chaude l’été, en serre tempérée l’hiver, mais godefroyae étant le plus frileux.
* L’écart diurne est de 7 à 8°C en été, mais atteint les 10°C l’hiver, ce qui n’est pas difficile à réaliser.
* Pour ce qui est de la pluviométrie, la mousson d’Avril à Octobre apporte 90% des précipitations annuelles (150 à 300 mm d'eau par mois), il faudra donc respecter un repos assez marqué pendant l’hiver qui est relativement sec (moins de 50 mm d'eau par mois).
* L’humidité relative est de 55% en hiver mais atteint ou dépasse 80% en été, ce qui montre l’utilité des brumisations estivales.
Dans l’ensemble, ces espèces ne sont pas les plus faciles à faire refleurir, et ne sont pas à conseiller aux débutants.

D/ Sous genre Paphiopedilum


1°) Section Barbata
Cette section renferme les espèces : appletonianum (syn wolterianum), argus, barbatum (syn biflorum et nigritum), bougainvilleanum (syn violascens), braemii (considéré parfois comme une variété de tonsum), bullenianum (syn hookerae et amabile), callosum (syn schmidtianum), ciliolare, dayanum (syn superbiens et petri), fowliei (considéré parfois comme une variété de hennisianum), hennisianum, hookerae (et sa var. volonteanum), javanicum (et sa var. virens), lawrenceanum (parfois considéré comme une variété de barbatum), mastersianum, papuanum (syn zieckanum), parnatanum (syn usitanum), purpuratum (syn sinicum), sangii, schoseri (syn bacanum), sugiyamanum, sukhakulii, superbiens, tonsum, urbanianum, venustum (syn pardinum), vviolascens, wardii, wentworthianum
.

La répartition très vaste de cette section laisse à penser qu’il faudra réaliser des subdivisions pour trouver des caractéristiques homogènes.
2°) Section Coryopedilum
Cette section renferme les espèces: adductum (syn elliottianum), gigantifolium (syn ayubii), glanduliferum (syn praestans), itaniae, kolopakingii (syn topperi), ooii, philippinense (et sa var. roebbelenii), randsii, rothschildianum, sanderianum, stonei et supardii (syn devogeli)
La répartition donnée par la carte suivante est assez trompeuse car les espèces sont majoritairement originaire de Bornéo.


Si on utilise les données climatiques de Balikpapam (à Bornéo), on observe que :
*L’humidité relative dépasse 80% pendant toute l’année, ceci étant du au fait qu’il pleut au moins 100 mm de pluie par mois, il faudra donc utiliser un substrat très perméable et drainant (renfermant une part importante de billes d’argile ou de polystyrène) pour pouvoir arroser régulièrement sans craindre la pourriture.
*Les températures minimale et maximale sont quasiment constantes (23 à 25°C et 28 à 30°C respectivement), donc un écart diurne de l’ordre de 5°C en permanence, ce qui les fait cultiver en serre tempérée chaude. Vu la constance des conditions climatiques, ces espèces ne nécessitent aucun repos hivernal.
Ces plantes sont terrestres ou lithophytes, ce qui fait qu’elles ne craignent pas l’eau du robinet, bien au contraire. Mais l’humus qui recouvre les pierres calcaires de leur milieu naturel est neutre (car très délavé par les pluies). Si on utilise un substrat renfermant de l’écorce de pin (qui se dégrade très vite dans ces conditions de température et d’humidité en donnant un milieu très acide), il faudra donc changer le substrat tous les deux ans maximum.
3°) Section Pardalopetalum
Il renferme les espèces suivantes : dianthum (parfois considéré comme une variété de parishii), haynaldianum, lowii (et ses deux variétés lynniae et richardianum) et parishii.
Ce groupe n’est pas très homogène et ces espèces poussent dans des régions très différentes.
dianthum (qui pousse en Chine dans les provinces du Yunnan et de Guizhou) et parishii (qui pousse dans les mêmes régions et descend jusqu’en Thaïlande et Birmanie) supportent des conditions climatiques très voisines de celles rencontrées par les espèces du sous genre parvisepalum, avec un peu plus de fraicheur et d’humidité car ces espèces s’aventurent jusqu’à plus de 2000 m d’altitude.
haynaldianum se rencontre sur certaines îles des Philippines à une altitude telle que le gel nocturne n’est pas rare en hiver. On le cultivera en serre froide en limitant l’humidité en hiver.
lowii a une aire assez importante allant de la Malésie aux îles Célèbes (Sulawesi) en passant par Java, Sumatra et Bornéo. Sa culture est a rapprocher de celle des espèces du groupe brachypetalum.
parishii.
4°) Section Paphiopedilum
Cette section renferme les espèces : barbigerum (considéré parfois comme une variété de insigne), charlesworthii, druryi, exul, fairrieanum, gratixianum (syn villosum), helenae, henryanum, hirsutissimum (et ses variétés esquirolei et chiwuanum), insigne et spicerianum
On ne sait pas très bien si P. herrmannii est une espèce à part entière ou un hybride naturel hirsutissimum(var : esquirolei)X barbigerum.
La répartition de l’ensemble des espèces de cette section est très étendue, ce qui laisse attendre une grande diversité de conditions climatiques. Mais toutes ces espèces (hormis exul qu’on trouve au niveau de la mer)) poussent en montagne, aux alentours de 1000 m d’altitude, ce qui resserre les conditions.


Le climat est dominé par le phénomène de la mousson, ce qui donne un hiver sec (de Novembre à Avril) suivi d’une mousson apportant son lot de précipitations quotidiennes de Mai à Octobre. Le taux d’humidité relative dépasse 80% pendant toute la mousson, puis diminue lentement jusqu’à atteindre 50% en Mars Avril selon la région.
Pendant toute la mousson, la température ne dépasse guère 24/25°C, mais elle ne descend pas non plus en dessous de 17°C la nuit, ne donnant qu’un faible écart diurne. Le ciel est rarement dégagé.
Pendant l’hiver, le ciel se dégage et le soleil revient. La température maximale remonte à partir de 22°C en Janvier pour atteindre 28°C en Avril, tandis que les nuits deviennent plus fraîches (5/8°C de Décembre à Mars) On atteint alors des écarts diurnes de 15 à 18°C pendant l’hiver. On va donc observer un repos assez marqué en hiver (sauf pour exul bien sûr)
Extraits du FORUM
Bonjour,
j'ai une petite question à poser aux connaisseurs que vous êtes: j'ai un paphio malipoense dont la hampe s'est développée de façon incroyable, le bouton est ouvert d'1 mm et il n'évolue plus depuis au moins un mois, j'ai essayé le choc thermique en le mettant dehors pendant 2 nuits et je ne vois pas de différence. j'attends un conseil éclairé ou fleurissant JUJULEN51
Bonjour BERNARD
juste un petit mot : je pense que le choc thermique sur un bouton floral peut être assez dangereux ! Attention!! a plus CYRILLE