L’ORCHIDEE

Les orchidées sont apparues sur terre il y a environ 120 millions d’années. Mais les orchidées exotiques n’ont été importées en Europe qu'au 16 siècle (en 1510 très exactement) par les espagnols qui les prélevaient dans leurs colonies d'Amérique centrale. Ils les ramenaient en présent à leur compagne ou dans le but de les étudier.

Très vite l'orchidée fascine et au 19ème siècle la fascination se transforme carrément en engouement frénétique. Toute la bonne société rêve de posséder son orchidée et les familles les plus aisées vont même jusqu'à envoyer des chasseurs d'orchidées.
L'orchidée est devenue le signe extérieur de richesse le plus prisé, car très onéreuse. Il faut dire qu'à l'époque les moyens de transport sont chers et la culture est des plus complexes. Pour exemple, en rapport des salaires de l'époque et ceux de nos jours, une orchidée coûterait 1500 euros environ.
On compte environ 30.000 espèces pour 700 genres d'orchidées et des milliers d'hybrides. A l'origine ces plantes étaient terrestres, mais pour survivre dans un environnement qui ne leur convenait plus, elles se sont transformée pour devenir épiphytes. On distingue des orchidées monopodiales et des orchidées sympodiales.
Quand les pseudobulbes sont complètement développés, les apports d'eau devront être espacés, voire suspendus.
DESCRIPTION DE LA PLANTE
Orchidées à tige monopodiale: Phalaénopsis, Vandas, Renantheras....
Pour ce genre, la tige est la partie centrale de la plante. Elle porte des feuilles généralement disposées de chaque côté et émet des inflorescences annuelles et des racines aériennes. La croissance d'une orchidée monopodiale est verticale et continue. C'est une plante qui vit dans des contrées sans saison sèche marquée. Elle ne peut donc pas résister à un manque d'eau.
Orchidées sympodiales: Cattleyas, Cymbidiums, Dendrobiums, Odontoglossums, Oncidiums, Paphiopédilums....
Ce type d'orchidées croît en formant des pseudobulbes, qui emmagasinent une certaine quantité d'eau et de nourriture que la plante utilisera lorsqu'elle devra affronter les saisons sèches.
Chaque année la plante émet de nouveaux pseudobulbes qui naissent à la base de ceux de l'année précédente. Lorsqu'ils se développent, les arrosages doivent être copieux et réguliers. C'est pendant ce temps que la plante constitue ses réserves. Quand les pseudobulbes sont complètement développés, les apports d'eau devront être espacés, voire suspendus.
Ci-dessous, vous trouverez les photos de plantes monopodiale et sympodiale.
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monopodiale sympodiale

Vanda caerulea Neomoorea irrorata :
vanda caerulea Neomoorea irrorata
Les feuilles:
Elles sont couvertes d'une multitude d'ouvertures microscopiques appelés stomates. Ce sont les organes de respiration et de transpiration de la plante. Grâce à eux, les feuilles captent le gaz carbonique qui associé à l'eau se transforme en sucre sous l'effet de la lumière, elle même absorbée par la chlorophylle (pigment qui donne la coloration verte). C'est la photosynthèse.
Les feuilles sont les « porte-parole » de la plante qui nous indiquent certains manques ou certaines erreurs de culture. Ainsi des feuilles molles ou plus fines désignent une déshydratation; un jaunissement ou un rougissement montre une absorption de lumière trop vive. Ces signes ne sont révélateurs que s'il s'agit de feuilles récentes. N'oublions pas que les feuilles ont une durée de vie de 2 à 5 ans.
Les racines:
Leur rôle est doublement vital. D'une part, elles absorbent les éléments nutritifs et l'eau qu'elles trouvent dans l'air pour les acheminer vers la plante pour la nourrir et l'hydrater. D'autre part, elles permettent à la plante d'adhérer à son support.
Les racines sont composées de deux parties : au centre une partie vivante qui assure l'acheminement des éléments nutritifs et autour le vélamen ou voile dont la couleur blanc argenté verdit quand il est mouillé. Le vélamen ravitaille et protège la partie centrale de la racine. C'est un tissu spongieux ayant une rapide et excellente capacité d'absoption,
Sur une racine en plein développement, on peut remarquer un cône vert à l'extrémité. Une racine sèche est de couleur grise et une racine humide est bien verte.
Les racines reflètent à la perfection l'état de santé de votre orchidée. Sur dix orchidées qui dépérissent, neuf ont perdu leurs racines.
Les hampes florales:
Dans le groupe des plantes monopodiales, les hampes florales naissent à l'aisselle des feuilles, on les dit axillaires.
Chez les sympodiales, elles peuvent apparaître à différents endroits selon les genres; à l'extrémité du pseudobulbe pour les cattleyas, le long des pseudobulbes pour les dendrobiums, à leur base pour les oncidiums et au centre de la nouvelle pousse arrivée à maturité pour les paphiopédilums. Souvent plusieurs mois s'écoulent entre l'apparition de la hampe florale et l'ouverture de la première fleur. La floraison varie de 24 heures à 3 mois ou plus.
En général, les orchidées fleurissent au minimum une fois tous les ans. Plus les plantes sont âgées et plus les floraisons sont longues et spectaculaires.
Alors patience et prenez en soins. Vous ne serez que plus récompensés dans l'avenir.
Les fleurs :
Elles sont composées de trois sépales à Tanière plan, un dorsal et deux latéraux, et de trois pétales, deux latéraux plus le labelle qui est très différent par sa couleur, sa forme et sa taille.
Le labelle est placé juste sous les organes reproducteurs, ce qui n’est pas un hasard.
Les taxinomistes déclarent qu'une fleur fait partie de la famille des orchidacéaes au fait que ces fleurs sont munies d'une colonne ou gynostème. C'est une caractéristique qu'aucune autre fleur ne possède.
L'organe mâle (pollinies) séparé par une cloison appelée rostellum et l'organe femelle (stigmate) sont réunis dans cette colonne à l'exception de l'ovaire qui se trouve à l'arrière de celle-ci.
Les pollinies sont reliés par un fil collant le viscidium qui permet à l'insecte de les emporter sur d'autres fleurs pour la fécondation.
Le stigmate est une cavité gluante appelée cavité stigmatique ayant pour rôle de recevoir les pollinies.
Fleur fécondée (4 semaines)
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Structure de la fleur ; Colonne et son capuchon ; Stigmate :
Structure de la fleur Colonne et son capuchon Stigmate
La fécondation :
Dans cette disposition colonne et labelle, tout est réuni pour que l'insecte pollimsateur. particulier à chaque genre d'orchidées, puisse féconder la fleur.
Le labelle par sa forme et sa taille est conçu comme une piste d'atterrissage pour recevoir l'insecte. La fleur l'attire par son parfum, son nectar et ses couleurs, mais aussi par sa sensualité. Le labelle de certaines espèces imite parfaitement les organes sexuels d'un insecte femelle. En essayant de s'accoupler à cette pseudo-femelle, le mâle de l'espèce correspondante se charge de pollen qu'il ira déposer sur une autre fleur lors d'une nouvelle tentative.
La fleur fécondée va faner et l'ovaire va gonfler jusqu'à maturité des graines, de deux à dix-huit mois selon les espèces, qui seront dispersées par le vent. Pour ces milliers de graines répandues dans la nature, quelques unes donneront naissance à de nouvelles plantes.
Ainsi va la vie d'une orchidée.
CULTURE
A l'état naturel, la plupart des orchidées exotiques sont épiphytes, ce qui signifie que les racines se fixent aux arbres (troncs, branches) et vivent la tête en bas. C’est pourquoi elles peuvent recevoir l’eau de pluie sans crainte. Alors que dans nos maisons dressées dans leurs pots, nous devons faire attention de ne pas mettre d'eau au cœur des plantes, ce qui les ferait pourrir. Mais rien n'empêche de les placer dans leur situation d'origine, et de les fixer à une branche d'arbre, un morceau d'écorce ou une plaque de liège. Il faut savoir que cela entraîne quelques contraintes, beaucoup d'humidité ambiante, environ 80%, trempage et vaporisation des plantes.
Revenons sur le mot épiphyte car beaucoup de gens croient qu'elles sont parasites (ce qui signifie : vivre au profit de son hôte) et cela est faux. Aucune orchidée n’est parasite. Elles ont juste besoin d'un support car elles préfèrent les écorces et l'air à la terre.
Ce qui nous amène au substrat ou compost C'est ainsi que l'on appelle la matière dans laquelle nous allons faire évoluer nos belles. Il se compose essentiellement d’écorces de pin, environ 80% auxquelles on ajoute des billes d’argile, des morceaux de polystyrène et quelques peluches de sphaigne. Si vous avez la possibilité de vous procurez quelques morceaux de charbon de bois, (du vrai, pas celui du barbecue) en ajouter également. Cela aide à combattre les maladies et la pourriture des racines, c'est un très bon antiseptique. On peut également ajouter un bouchon de liège récupéré sur une bouteille de vin rouge, que l'on coupera en deux, l^es phalaénopsis et les vandas semblent aimer le tanin. Faites votre mélange et humidifier le la veille du rempotage, car ensuite la plante ne sera pas arrosée durant deux semaines, ce qui n'écarte surtout pas les brumisations quotidiennes pour apporter de l'humidité.
Pour les orchidées terrestres, comme ludisia et macodès faire un mélange d'un tiers de tourbe et terreau pour deux tiers de compost écorces.
Pour les écorces, on peut se les procurer chez les producteurs d'orchidées (ex; Lecoufle à Boissy St Léger) ou sur des expositions toujours auprès des producteurs. A l'association, il y a de l'organisol (petits copeaux de bois) auquel nous ajouterons des billes d'argile et du polystyrène.
Pour le choix du pot prendre une taille supplémentaire ou la même car pour que la plante fleurisse, les racines doivent le remplir. Plus le pot est grand et plus la plante doit faire de racines avant de fleurir. Les personnes qui ont une serre, en général préfère le pot de terre qui est plus stable sur les étagères et donne une meilleure aération due à la porosité de la matière. L'humidité qui règne dans les serres évite que le pot n'absorbe celle du substrat Alors que dans un appartement l'air est plus sec donc le pot absorbera l'humidité contenu dans le substrat au détriment de la plante. Mais pour les personnes qui ont tendance à trop arroser, cela peut être une solution.
A savoir aussi que le pot de terre accumule les sels minéreaux contenus dans les engrais et que le dépotage est plus délicat, car les racines collent à la matière poreuse du pot de terre.
Personnellement je préfère le pot plastique de couleur claire, voire transparent ce qui permet d'observer la qualité des racines. Pour améliorer la stabilité du pot plastique, lorsque vous rempotez votre plante, commencez par installer dans le fond des billes d'argile sur une hauteur de deux centimètres et en plus de la stabilité cela permettra une bonne aération de la plante. Ensuite installez votre pot dans un cache-pot rempli de deux à trois centimètres de billes d'argile et d'un diamètre laissant un espace de deux centimètres au moins tout autour entre le pot et le cache-pot. Les billes d'argile au fond du cache pot seront dans un peu d'eau pour l'humidité de la plante mais en aucune façon, cette eau ne doit toucher le pot contenant la plante, ce qui empêcherait la circulation de l'air et de ce fait provoquerait la pourriture des racines. Pour une meilleure stabilité, on peut posa* le pot sur une rondelle de mousse (mousse servant à piquer les fleurs dans une composition florale) qui sera en permanence imbibée d'eau. La rondelle de mousse est très pratique quand on pose le pot dans une soucoupe.
Le rempotage: Avec le substrat préparé la veille et le pot choisi, (s'il s'agit d'un pot de récupération, il devra être désinfecté à l'eau de javel et bien rincé, à faire de préférence la veille pour que le chlore s'évapore) mettre des billes d'argile au fond du pot pour le drainage et la stabilité, une poignée de substrat et la plante débarrassée de ses impuretés : les racines mortes (qui se reconnaissent à leur couleur marron foncé et toutes molles), et le vieux compost
On tient la plante d'une main, qu'on installe au milieu du pot s'il s'agit d'une orchidée monopodiale comme le phalaénopsis ou le vanda ou excentrée s'il s'agit d'une orchidée sympodiale comme l'oncidium, le cattleya ou le cymbidium pour laisser la place au développement des nouvelles pousses. Remplir de compost entre les racines et bien tasser sur le tour du pot et non au centre (ce qui abîmerait les racines), jusqu'à ce qu'il ne descende plus. Comme dirait Gérard VALLOT, si la plante est bien rempotée, on doit pouvoir la soulever avec le pot. Si elle en sort, c'est que le rempotage est mal fait. Il faut recommencer, surtout pour les phalaénopsis.
Ne pas arroser mais vaporiser le compost tous les jours pendant au moins deux semaines et ne pas donner d'engrais durant les trois semaines qui suivent le rempotage, car les racines ont besoin de cicatriser. De même qu'une plante faible ou malade ne doit pas recevoir d'engrais, cela produirait l'effet contraire. Pour vous aidez dans le choix de la grosseur du compost (écorces):
Petites racines : petit compost (oncidium, dendrobium) Grosses racines : gros compost (phalaénopsis, cymbidium)
Le sécateur doit toujours être désinfecté entre chaque plante, le meilleur moyen est la flamme ou l'alcool à 90° , un briquet peut dépanner.
Le collet de l'orchidée monopodiale ne doit pas être enterré, il doit se trouver légèrement au-dessus du compost, (collet : endroit de la plante entre les feuilles et les racines).
Pour dépoter une orchidée, la tenir d'une main et de l'autre presser le pot de manière à décoller le compost et les racines du tour du pot; puis tirer doucement sur la plante. S'il- agit d'un pot en terre, l'opération est plus délicate car les racines sfagrippent au pot à cause de sa porosité. Si cela résiste, le faire tremper environ 30 minutes. Taper doucement sur le bord de la table en tirant lentement sur la plante et si malgré tout elle ne veut pas sortir, il faudra casser le pot. Mais dans tous les cas, la plante doit sortir...
Quand rempoter : Environ tous les deux ou trois ans selon si le substrat se décompose plus ou moins vite, ou lorsque Ton vient d'acheter une plante et que le compost vous semble trop compact et retient trop l'humidité. Attendre que celle-ci ait fini sa floraison puis procéder à l'opération de rempotage. On peut reconnaître qu'une orchidée a besoin d'être rempotée lorsque le compost devient friable entre les doigts ou si sur le dessus il y a comme du sable, c'est le dépôt de sels minéraux contenus dans les engrais. On peut changer uniquement la surface du compost si la plante est en fleur ou si cela ne fait pas longtemps qu'elle a été changée.
L'arrosage : II se fait le matin de préférence avec de l'eau douce (eau de pluie ou de Volvic. La neige est très bonne aussi) pour pratiquement toutes les orchidées car la plupart sont acidophiles (ou acidiphiles), c'est à dire qu'elles détestent le calcaire. Ne pas prendre d'eau adoucie, déminéralisée ou osmosée, car ces eaux sont dépourvues de minéraux et d'oligoéléments. Elles sont mal supportées par les orchidées et toutes autres plantes en pot en général. Font exception à la règle uniquement les cymbidiums et les paphiopédilums qui ont besoin de calcaire (ne pas confondre avec les phragmipédiums, même s'ils se ressemblent beaucoup, qui ont besoin d'eau de pluie). On peut même ajouter tous les deux ou trois mois de la dolomie, (roche composée de calcium réduite en poudre) des coquilles d’œufs broyées ou des coquilles d'huîtres concassées, à raison de deux grammes par litre de compost.
L'eau doit être à température ambiante, c'est un point important. Une température identique à celle de la pièce est souhaitable, à savoir qu'une bouteille d'eau posée sur le sol carrelé sera plus froide que la température de la pièce, il est préférable de la mettre sur un meuble. On peut sentir qu'en posant les pieds nus sur le carrelage donne une impression de froid, c'est pareil pour les plantes.
Comment arroser : deux possibilités au choix :
- Arroser par le dessus du pot à l'aide d'un arrosoir à bec fin, la valeur d'un verre ou deux d'eau. Verser doucement (d'où l'intérêt d'un bec fin) tout autour de la plante pour que le substrat est le temps de s'imprégner et laisser égoutter avant de la remettre dans son cache pot. Si c'est la période de mettre de l'engrais, le verser à la suite. Une fois égouttée à nouveau, la remettre en place,
-Arrosage par immersion : prendre le pot à deux mains, les pouces sur le substrat et immerger le pot, le plonger aux deux tiers de sa hauteur puis le descendre doucement pour arriver m niveau du substrat. Cela durant quelques minutes, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de bulles qui remontent. Si votre plante est déshydratée, vous pouvez la laisser tremper trente minutes voir une heure, cela ne lui fera que du bien. Laisser bien égoutter avant de la replacer dans son cache pot.
Hygrométrie ou humidité de l'air : dans les pays où vivent nos belles, il fait chaud, mais surtout très humide 80 à 90 %, alors que dans nos appartements en général, nous n'avons que 30 à 40 %. Nous allons donc essayer de leur en apporter un peu plus,
Avec un vaporisateur, brumiser le dessous du feuillage, les racines aériennes ainsi que le dessus du compost Si on a des radiateurs en fonte, installer des saturateurs.
Lorsque vous faites une lessive, étendre le linge à côté de vos plantes, cela donne beaucoup d'humidité, (n'oubliez pas de fermer la porte de la pièce) même si cela ne fait pas très joli, lorsqu'on ne reçoit pas, ce n'est pas très grave en comparaison du bien être de vos plantes. Ecoutez bien, elles vous diront MERCI.
A cela, il ne faut pas oublier la ventilation qui est très importante pour la vie de vos plantes car dans les forêts où elles vivent les pluies et le vent s'en donnent à coeur joie. Pour cela. nous pouvons installer un ventilateur ou un petit radiateur de salle de bain que Ton mettra sur la position ventilation froide.
Ne pas oublier le cache pot ou la soucoupe rempli de billes d’argile avec un peu d'eau dans le fond. Vous pouvez également poser une rondelle de mousse de deux à trois centimètres d'épaisseur dans la soucoupe, ce qui est plus stable que les billes d'argile.
Il y a aussi l'humidificateur qui libère de la vapeur chaude. Cela est très efficace mais plus onéreux . En voici deux exemples que nous avons testés avec succès de la marque PUR LINE:
~ H G C 2 environ 70€ pour 40 m2 et 2,3L = environ 8 heures
~ H G C 6 E environ l10€ pour 80 m2 et 6,4 L = environ 15 heures
L'engrais
N = l'azote favorise la végétation de la plante (croissance).
P = le phosphore stimule la formation des hampes florales (floraison),
K = la potasse renforce la plante et améliore ses défenses contre les maladies.
Sans cet apport d'engrais, la floraison peut être réduite de 80 %. Donc pour un bon développement de la plante, on prendra de l'engrais : 15-10-15, et pour stimuler la floraison et augmenter le nombre de fleurs l'engrais sera de 8-12-24
Pour avoir une idée de quel engrais à donner : après la floraison donner de l'engrais croissance 15-10-15, pendant 5 mois environ puis de l'engrais floraison 8-12-24. Si vous n'êtes pas sûr, vous pouvez donner en alternance, de l'engrais croissance et quinze jours plus tard, de l'engrais floraison,
II ne faut surtout pas oublier d'arroser votre plante avant de lui donner de l'engrais. Arroser au moins deux fois à l'eau claire avant un nouvel apport, ce qui permet de rincer les racines du4épôt de sels minéraux qui à force brûlerait et détruirait celle-ci.
II est très important de ne pas confondre lumière et soleil. Le soleil brûle et la lumière est bienfaisante. L'exposition la moins dangereuse par rapport au soleil est le plein Est, mais pour certaines orchidées, la luminosité n'est pas suffisante. On choisira plutôt le Sud-Est, le Sud (faire très attention car cela peut vraiment beaucoup chauffer) et le Sud-Ouest, selon les plantes et les possibilités que l'on a. De la mi-février à la mi-octobre, on prendra soin de tirer un voilage pour les protéger du soleil.
Voici un moyen simple qui permet d'apprécier la quantité de lumière.
- Un jour de plein soleil, poser une feuille de papier blanc sur une tablette à plantes, on place ensuite sa main à environ 10 centimètres au-dessus de la feuille. Si l'ombre dessine bien les contours de la main, la lumière est forte. Si l'ombre est marquée mais les contours imprécis, la lumière est modérée et si le contour est à peine visible, la lumière est faible, (j'espère que ma lumière aura su vous éclairer...).
Quelques noms de plantes, des plus exigentes à la lumière aux moins gourmandes : Vanda, Cymbidium, Dendrobium, Cattleya, Oncidium, Odontoglossum, Angrécum, Phalaénopsis, Lycaste, Masdevalia, Phragmipédiiim et Paphiopédilusou
Température. La floraison des orchidées est directement influencée par le rythme des températures, c'est pourquoi elles sont classées en trois catégories :
~ Climat chaud - Température jour : 18°C à 30°C
- Température nuit : 16°C à 25°C
- Différence jour nuit : 2°C à 5°C
Dans cette catégorie, on trouve les phalaénopsis, Aérangis, Cochlantes, Vanda, Ascocentrum. certains oncidiums et bien d'autres... Pour cette catégorie, il ne sera pas difficile de donner cette différence car la nuit est toujours plus fraîche, donc la température descend automatiquement de quelques degrés.
~ Climat tempéré - Température jour: 16°C à 22°C
- Température nuit: 13°C à 16°C
- Différence jour nuit: 5°C à 10°C
Dans cette catégorie, nous trouvons les Paphiopédilums, Miltoniopsis, Epidendrums et Encyclias. Pour ce genre, il faudra un plus grand écart de température entre le jour et la nuit. Pour ce faire, diminuer le thermostat de votre radiateur ou bien ouvrir légèrement la fenêtre tout en laissant les volets fermés.(A voir selon la saison et l'intensité du froid)
- Climat froid - Température jour: 13°C à 18°C
- Température nuit: 8°C à 14°C
- Différence jour nuit: minimum 10°C
Parmi ces orchidées, nous aurons les Cymbidiums, Dendrobiums,Coelogines et Odontoglossums. Pour celles-ci, ce qui est important, c'est surtout la fraîcheur nocturne. Nous pourrons employer la même méthode que pour le climat tempéré, c'est à dire fermer le radiateur et ouvrir la fenêtre.
J'espère que ces conseils vous permettront de cultiver vos plantes dans de bonnes conditions et de mieux comprendre leur évolution.
Maryse